Le vice-président américain Joe Biden devait rencontrer mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans un contexte de violences qui se sont poursuivies après avoir coûté la vie à un Américain la veille.

Le vieux conflit-israélo-palestinien n’était annoncé que comme l’un des sujets à l’agenda de M. Biden, avec la situation en Syrie voisine, les menaces jihadistes dans la région, l’Iran ou encore le renouvellement de l’aide américaine à Israël pour dix ans.

Le conflit, relégué à un rang secondaire dans les priorités américaines par des urgences plus pressantes, s’est rappelé avec force à l’administration avec quatre attaques anti-israéliennes perpétrées mardi, le jour où M. Biden arrivait. L’une d’elles s’est produite à un quart d’heure à pied de l’endroit où il rendait une visite d’amitié à l’ancien président et prix Nobel de la paix Shimon Peres.

M. Biden a « condamné dans les termes les plus fermes possibles (l’attaque) brutale » de Tel-Aviv, soulignant qu’il « n’y a aucune justification pour de tels actes de terrorisme », selon un communiqué de son bureau.

L’administration américaine a prévenu que M. Biden ne venait pas avec une « nouvelle initiative majeure ». Il devait voir M. Netanyahu à Jérusalem dans la matinée et M. Abbas à Ramallah dans la soirée.

Les Israéliens s’inquiètent cependant que l’administration Obama ne rompe le soutien historique apporté à Israël au sein des instances internationales, par exemple en soutenant une résolution de l’ONU appelant Israéliens et Palestiniens au compromis, comme le Wall Street Journal en évoquait la possibilité mardi.

Les relations entre l’administration Obama et le gouvernement Netanyahu sont notoirement tendues. La visite de M. Biden a été précédée d’un nouvel accroc, avec la révélation du fait que M. Netanyahu avait décliné une offre d’entretien avec le président américain Barack Obama le 18 mars.