Avant la publication imminente du rapport du contrôleur de l’Etat qui critiquerait sévèrement le commandement politique et militaire d’Israël pendant la guerre de 2014 dans la bande de Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a balayé mardi les accusations selon lesquelles il n’aurait pas été préparé correctement au combat qui ont éclaté cet été là.

« J’ai, en tant que Premier ministre, avec le ministre de la Défense et le chef d’Etat-major de Tsahal, géré cette opération avec responsabilité et d’une manière ferme, rationnelle et assurée », a déclaré Netanyahu pendant la conférence de la Fédération des autorités locales.

Le Premier ministre a souligné avoir fourni une information et des évaluations militaires appropriées.

« J’ai présenté [la menace des tunnels] comme l’une des quatre menaces stratégiques mettant Israël en danger », a-t-il déclaré, accusant les personnes ayant divulgué certaines informations d’avoir voulu donner une « fausse impression » de son leadership.

Les forces israéliennes devant la barrière de sécurité de la frontière entre Israël et le sud de la bande de Gaza. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les forces israéliennes devant la barrière de sécurité de la frontière entre Israël et le sud de la bande de Gaza. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Selon Netanyahu, les « résultats positifs » de la guerre de 50 jours, appelée opération Bordure protectrice en Israël, prouvent qu’il a agi correctement.

« Les résultats depuis la guerre parlent d’eux-mêmes, a-t-il déclaré. L’actuel chef d’Etat-major [Gadi Eizenkot] a déclaré que la frontière de Gaza n’avait pas été aussi calme depuis la guerre des Six Jours. Le Hamas a subi un coup dévastateur. Les communes situées à la frontière de Gaza s’épanouissent. »

Le rapport, particulièrement critique de Netanyahu et de Moshe Yaalon, alors ministre de la défense, met également en lumière les profondes divisions entre les membres du cabinet de sécurité, notamment entre Yaalon et Naftali Bennett, qui était alors ministre de l’Economie.