Le président de l’association des étudiants de l’Université Loyola de Chicago a opposé mercredi son veto sur une résolution adoptée de justesse par un panel d’étudiants qui prévoyait un boycott d’Israël.

La résolution imposait à l’institution de retirer ses avoirs de huit entreprises qui fournissent des équipements à Israël pour une utilisation en Cisjordanie.

« Peu importe votre point de vue global sur la question, cette résolution cause un préjudice au sein de la communauté étudiante », a déclaré le président de l’association étudiante, Pedro Guerrero, dans un communiqué.

Il a également justifié sa décision par le fait que « la pluralité des opinions n’ait pas été prise en compte sur le campus » lors des deux votes sur la résolution proposée par un collectif d’étudiants pour la Justice en Palestine.

La résolution a été adoptée lors du premier vote, le 18 mars, à 26 voix contre 0, et deux abstentions. La seconde fois, le 25 mars, elle a été adoptée de justesse à 12 voix contre 10 et neuf abstentions. Les sénateurs USGA auront la possibilité de passer outre le veto de Guerrero, à condition qu’ils obtiennent une majorité des deux tiers.

Si la mesure reste en vigueur, la résolution deviendra la position officielle de l’ensemble des étudiants et sera présentée à l’administration.

Toutefois, l’administration de Loyola a promis de ne pas adopter la résolution. « Ce n’est pas la position de l’Université Loyola de Chicago et nous n’adopterons pas cette proposition », a déclaré l’université.