Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré trois ministres du gouvernement pour évoquer la menace de boycotts économiques qui pèsent sur Israël, selon les médias.

Le ministre des Affaires étrangère Avigdor Liberman, le ministre de l’Économie et du commerce Naftali Bennett ainsi que le ministre des Affaires stratégiques Yuval Steinitz étaient tous trois présents à la réunion qui a eu lieu dimanche soir.

Cette réunion s’est déroulée moins de deux semaines après que le secrétaire d’État américain John Kerry n’ait averti qu’Israël faisait face a une campagne grandissante de délégitimation qui pourrait empirer si les pourparlers de paix avec les Palestiniens venaient à échouer.

Le quotidien Maariv a souligné que la ministre de la Justice Tzipi Livni et le ministre des Finances Yair Lapid qui avaient défendu les propos de John Kerry, n’avaient pas été conviés à la réunion de dimanche.

Les responsables israéliens ont refusé tout commentaire sur cette réunion.

Un nombre croissant de gouvernements et de compagnies internationales ont annoncé qu’ils ne feront plus de commerce avec les compagnies israéliennes entretenant des liens avec les implantations juives – illustrant, de fait, le succès de la campagne de boycott menée par les Palestiniens.

Le mouvement BDS – Boycott, désinvestissement et sanctions – tente de convaincre les gouvernements, les compagnies et les célébrités de couper tout lien avec les compagnies israéliennes actives dans les Territoires palestiniens. Le mouvement tente de recréer le succès du boycott qui avait contribué à la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud.

Le boycott a pris un nouvel élan quand l’Union européenne a pris la décision de bloquer les subventions et les fonds à toutes les compagnies israéliennes opérant dans les Territoires palestiniens.

Un responsable au ministère des Affaires étrangères a déclaré lundi qu’il existe une différence cruciale entre le mouvement BDS et « les États et institutions européens qui ont un problème avec les actions d’Israël » en Cisjordanie.

Le BDS n’est qu’un « groupe marginal » qui, de manière efficace, « cherche à mettre fin à Israël » en appelant au droit de retour de tous les réfugiés palestiniens en Israël, a ajouté le responsable.

La décision par des certaines firmes européennes de se désengager des compagnies israéliennes actives en Cisjordanie « ne peuvent pas être considérées comme un boycott d’Israël » puisqu’elles continuent à investir dans l’État juif, « elles choisissent seulement dans quelles compagnies, [elles le font].»