Une commission de la Knesset a approuvé lundi l’achat d’un jet privé pour le Premier ministre qu’il utilisera lorsqu’il se rendra en visite à l’étranger.

Le budget de 183 millions de shekels (47.9 millions de dollars) nécessaire pour l’avion a été approuvé par la Commission de Finances de la Knesset avec 5 votes pour au sein des parlementaires de la coalition contre 3 votes contre, des oppositions soulevées par des membres de l’opposition.

Le président Reuven Rivlin pourra également utiliser le jet avancé qui sera adapté grâce à des équipements spécialisés pour lui donner une longue autonomie, des capacités de défense variées et la possibilité de maintenir des communications avec Israël à n’importe quel moment.

Des rapports parus dans les médias au mois d’août ont indiqué que cet avion de ligne a d’ores et déjà atterri en Israël et subit actuellement des travaux de rénovation. La publication de détails portant sur l’avion a été soumise à des restrictions par la censure militaire.

Le projet a tout d’abord été approuvé en 2014 par la Commission Goldberg, qui avait également approuvé la construction d’une nouvelle résidence et d’un nouveau bureau pour le Premier ministre.

A l’époque, un reportage paru dans le quotidien financier The Marker avait indiqué que les officiels du Trésor pensaient que l’achat de l’avion ne valait pas forcément son coût au niveau économique. Mais le comité avait ultérieurement déclaré que cette décision ne devait pas seulement être basée sur des considérations financières.

La décision avait également provoqué un tollé à l’époque, après qu’il a été révélé que le gouvernement avait dépensé 450 000 shekels (127 000 dollars) pour équiper un avion El Al d’un lit pour le Premier ministre durant un vol de cinq heures au Royaume Uni.

Rivlin choisit d’emprunter des vols commerciaux réguliers dont, à l’occasion, des vols en classe ou même sur des lignes aériennes économiques.

Jusqu’en 2003, les leaders israéliens empruntaient un Boeing 707 des forces aériennes qui servait d’avion de ravitaillement en combustibles lorsqu’il ne transportait pas de politiciens. Selon la Deuxième chaîne, des passagers s’étaient plaints du fait que l’avion était inconfortable.

En 1997, une fenêtre avait explosé alors que Netanyahu se trouvait à bord, ce qui avait forcé l’équipage à voler à basse altitude.

Actuellement, un appel d’offres est émis en direction des lignes aériennes israéliennes lorsque le Premier ministre voyage. Le système fonctionne correctement pour des destinations moyennes comme l’Europe, lorsque les trois compagnies aériennes sont en mesure de faire jouer la concurrence.

Mais pour les long-courriers – comme les Etats Unis – seule l’aviation El Al est en mesure de proposer des vols sans escale.

Selon un reportage diffusé au mois d’août par la Deuxième chaîne, El Al a profité de ce monopole en imposant des prix très élevés pour de tels déplacements et, à une occasion, en demandant 4 700 dollars pour placer un réservoir d’oxygène pour le président d’alors, Shimon Peres. Peres avait finalement emprunté un vol d’Air Canada.