Lors de son discours à la Knesset mercredi, le Premier ministre britannique David Cameron a assuré le soutien de son pays aux efforts de paix israéliens et promis d’aider à lutter contre les tentatives internationales de boycott de l’État juif.

« La délégitimation de l’État d’Israël est néfaste, » a-t-il déclaré. « C’est répugnant. Et ensemble, nous la vaincrons. »

« Vous avez un Premier ministre britannique dont la foi en Israël est inébranlable et dont le soutien à la sécurité d’Israël sera toujours fiable, » a garanti Cameron.

Le Premier ministre britannique a souligné son soutien à « la longue et légitime recherche d’une nation par un peuple. Et le droit du peuple juif de vivre une vie paisible et prospère en Israël. »

Cameron a été intransigeant sur sa position contre le boycott d’Israël.

« La Grande-Bretagne s’oppose aux boycotts. Qu’il s’agisse de chambres de commerce qui incitent à l’exclusion des Israéliens ou d’universités essayant de freiner les échanges académiques, la place d’Israël en tant que terre du peuple juif ne dépendra jamais de propos creux propagés par des politiciens amateurs. »

Cameron a aussi fait référence à son arrière-arrière-grand-père juif, et à un autre ancêtre qui a écrit le premier roman en yiddish.

Décrivant un futur Moyen Orient ouvert et vibrant après un accord de paix israélo-palestinien, Cameron a affirmé qu’il comprend les inquiétudes d’Israël par rapport à la paix et son soutien au droit du pays de se défendre.

« Je soutiendrai toujours le droit d’Israël de défendre ses citoyens. Un droit inscrit dans la loi internationale, la justice et la morale fondamentale, et des décennies d’efforts communs entre Israël et ses alliés. »

Se référant à l’interception du navire Klos-C la semaine dernière, qui transportait des armes iraniennes, Cameron a décrit l’incident comme « une nouvelle tentative odieuse par des Iraniens d’infiltrer des roquettes de longue portée à Gaza… Cela m’a fait comprendre ce que cela doit être d’avoir peur dans son propre pays. »

Le Premier ministre a salué les efforts du secrétaire d’État américain John Kerry dans les négociations de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne.

« Nous soutenons les compromis nécessaires – y compris le gel des constructions d’implantations et la fin de l’incitation palestinienne. »

« Et nous reconnaissons les décisions difficiles et courageuses que prennent les deux parties, dont la décision du Premier ministre [Benjamin] Netanyahu de libérer des prisonniers terroristes, devant  l’angoisse que peuvent ressentir les familles affectées. »

Cameron a présenté une vision d’« une paix stable qui permettrait à un gouvernement palestinien modéré de mettre fin aux peurs aux frontières d’Israël… Un accord qui signerait la fin de toute prétention – et de tout conflit. »

Cameron a sévèrement critiqué l’Iran. « Aucune règle ne dicte que si Israël et les Palestiniens faisaient la paix, l’Iran renverserait son régime despotique ou abandonnerait ses intentions nucléaires. »

« Cela ne peut être atteint qu’au moyen d’une forte pression internationale continue. Je partage votre scepticisme et vos inquiétudes à propos de l’Iran. Je ne suis pas aveuglé par le nouveau régime. Un Iran équipé du nucléaire est une menace pour le monde entier – et non juste pour Israël – et avec Israël et tous nos alliés, la Grande-Bretagne s’assurera que cela ne sera jamais un réalité. »