A Vancouver, à Toronto ou dans d’autres villes au Canada, des mouvements citoyens s’organisent face aux manifestations de groupuscules d’extrême-droite, dans la lignée du rassemblement de suprématistes blancs à Charlottesville aux Etats-Unis.

« La résistance non-violente doit toujours être la réponse aux actes de haine et de violence. Nous devons dénoncer le discours suprémaciste blanc quel que soit l’endroit », a affiché mercredi sur son compte Twitter Gregor Robertson, maire de Vancouver.

Le maire a encouragé ses administrés à se mobiliser face aux propos ou actes racistes alors qu’un groupe d’extrême-droite canadien, la Coalition mondiale contre l’islam (WCAI), appelle à une manifestation samedi dans cette ville de la côte pacifique.

Aussitôt, une contre-manifestation a été organisée à l’appel du mouvement citoyen Debout contre le racisme à Vancouver.

Des centaines de suprématistes, de néonazis et de membres de l'extrême-droite américaine à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Des centaines de suprématistes, de néonazis et de membres de l’extrême-droite américaine à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

« Les racistes et les islamophobes se rassemblent à l’hôtel de ville pour vomir la haine contre les musulmans, les migrants et les personnes de couleur », a indiqué ce groupe qui au nom de « la majorité antifasciste » organise la contre-manifestation « pour dire non à l’islamophobie et non au racisme ».

Depuis Washington, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a souligné que son gouvernement est « absolument clair et sans équivoque dans la condamnation de la haine raciste ».

« Le Canada n’est pas immunisé face à ce type d’atrocités », a-t-elle ajouté à propos des violences du dernier week-end à Charlottesville où des suprématistes blancs et des manifestants antiracistes se sont affrontés et où une jeune femme a été tuée.

Le Parti nationaliste canadien, groupuscule d’extrême-droite, avait prévu une réunion publique mi-septembre sur le campus de l’université de Toronto.

Cet établissement a fermement nié avoir donné l’autorisation d’une telle réunion publique. Le président de l’université Meric Gertler a estimé que les événements tragiques aux Etats-Unis sont « un important rappel que nous devons tous nous élever contre la violence et la haine ».

A la veille de la rentrée universitaire, Meric Gertler a plaidé pour « le respect mutuel » en soulignant que « le sectarisme, la haine, l’intolérance et la violence n’avaient pas leur place sur le campus ».