Près, loin, où que vous soyez, Schwartz’s est connu pour être l’un des delicatessen juifs de Montréal les plus anciens et les plus légendaires. Sa célèbre viande fumée, un cousin subtilement différent du pastrami, a attiré des milliers de clients depuis son ouverture en 1928.

Et pourtant, même pour un magasin si populaire, la route peut être dure et incertaine. Le Carnegie Deli, institution de New York depuis 1937, devait fermer le 31 décembre. Les magasines Billy’s et Solley’s de Los Angeles ont tous les deux fermés en 2015.

Comme l’a noté Alina Simone sur la radio publique internationale, Schwartz’s a des problèmes de propriété depuis quatre ans. C’est à ce moment que le restaurateur de Montréal décédé Paul Nakis a aidé à convaincre la chanteuse Céline Dion, icône du Québec, et son mari René Angelil d’investir dans le magasin et de devenir actionnaire.

« C’est le restaurant le plus unique au monde, et nous sommes ravis d’en faire partie », avait déclaré Angelil à l’époque. Il est décédé en janvier 2016.

La chanteuse catholique pourrait sembler être un choix bizarre pour un traiteur juif, mais elle et son mari ont déjà investi dans les restaurants Nickels, qui sont devenues la plus grande chaîne de viande fumée du Québec.

Frank Silva, l’actuel directeur général de Schwartz’s, a déclaré à Simone que sa clientèle juive était initialement un peu sceptique de sa propriété non juive.

Mais rien n’a changé avec les années, de la coutume de fumer la viande pendant 10 jours à la cuisson quotidienne du pain, donc les clients sont toujours heureux, a-t-il déclaré.

« Nous faisons le spectacle, et tant que la queue contourne le pâté de maison, [les propriétaires] nous laissent simplement faire notre travail », a déclaré Silva.

Dion avait fait une visite surprise au magasin en août, où elle avait signé des autographes et offert un déjeuner.