Dans les efforts égyptiens pour mettre fin aux combats entre le Hamas et Israël, Le Caire a proposé à la direction de l’organisation palestinienne et au gouvernement israélien un cessez-le-feu pendant 40 heures, après quoi un accord plus large de cessez-le-feu serait discuté – mais le Hamas aurait rejeté l’offre, a appris le Times of Israel de sources israéliennes et du Hamas.

L’offre a été présentée à l’administrateur général du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, par des agents du renseignement égyptiens la semaine dernière. Abou Marzouk l’a rejetée après une brève consultation avec l’aile militaire du groupe terroriste, les brigades Ezzedine al-Qassam, ont indiqué les sources.

Les responsables israéliens ont affirmé qu’ils étaient ouverts à la possibilité d’arrêter les combats pour une période convenue avant de négocier les termes d’une trêve à long terme.

L’Egypte n’a pas l’intention de blâmer publiquement le Hamas pour l’échec du Caire dans ses efforts afin de parvenir à un cessez-le feu, selon les sources, mais estime que l’organisation islamiste doit assumer la responsabilité de son refus. Les sources ont indiqué que la proposition égyptienne n’a pas inclus un plan pour une trêve à long terme, mais incluait plusieurs idées que les différents responsables européens, égyptiens, et autres – ont discuté avec l’objectif d’obtenir un accord de cessez-le feu.

Samedi, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zuhri a déclaré que son organisation n’avait pas reçu d’offre de cessez-le-feu : « Ils n’ont pas présenté de plan ou schéma pour un cessez-le-feu », a-t-il fait savoir. Selon Abou Zuhri, une trêve temporaire ne peut pas être discutée tant que « l’agression se poursuit ».

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi a rencontré samedi Tony Blair, le représentant du Quartet pour le Proche-Orient qui est également le conseiller économique du dirigeant égyptien. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abed al-Ati, a déclaré que la visite de Blair visait à rétablir l’accord de cessez-le-feu de 2012 qui avait suivi l’opération « Pilier de défense ».

L’Egypte souhaite prendre le leadership du monde arabe en appelant le Hamas et Israël à revenir à l’accord de 2012. Israël s’est déclaré prêt à accepter les termes de cet accord, mais le Hamas a refusé.

L’Egypte a clairement fait savoir au Hamas qu’elle était prête à ouvrir le passage de Rafah sous des conditions de surveillance renforcées, y compris la présence de forces de l’Autorité palestinienne non seulement au passage de la frontière, mais aussi le long de la frontière entre Gaza et le Sinaï, afin de prévenir les tentatives de contrebande.