Le représentant palestinien au Conseil des droits de l’Homme à l’ONU, qui se trouve à Genève, déclare que chaque roquette et chaque mortier tiré sur Israël est un « crime contre l’humanité ».

Parlant des risques possibles pour les leaders palestiniens s’ils rejoignaient la Cour pénale internationale – comme ils ont déjà menacé de le faire pour prendre des mesures contre Israël – sur Palestinian Authority TV le 9 juillet, l’ambassadeur Ibrahim Kraishi affirme que « le point faible des Palestiniens » au regard du droit international est le tir de roquettes à l’aveugle sur Israël.

« Les roquettes qui sont lancées en ce moment sur Israël, chacune d’entre elles constitue un crime contre l’humanité, qu’elle touche ou non [leurs cibles], car elles visent des cibles civiles », déclare Kraishi lors de l’interview traduite par MEMRI [l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient].

L’ambassadeur explique qu’en revanche, les actions israéliennes sont légales car elles suivent les procédures internationales. L’armée prévient les civils gazaouis pour qu’il puisse quitter les lieux avant qu’ils ne soient bombardés.

« Beaucoup de personnes à Gaza ont déclaré à la télévision que les Israéliens les ont alertées pour qu’ils puissent évacuer les maisons avant les bombardements. Dans ce cas-là, si quelqu’un est tué, la loi considère que c’est une erreur plutôt qu’une mort intentionnelle car [les israéliens] ont suivi la procédure légale ».

« En ce qui concerne les roquettes lancées de notre côté, nous n’alertons personne quand ces roquettes sont sur le point de tomber ou sur les opérations que nous menons », explique-t-il.

Kraishi indique aussi que « les implantations [en Cisjordanie], la judaïsation [de Jérusalem], les postes de contrôle, les arrestations et tout le reste » étaient aussi qualifiés de « crimes de guerre » selon la Convention de Genève (IV) de 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.