Israël a été exclu de la conférence des donateurs pour la réhabilitation de Gaza qui s’est déroulée cette semaine au Caire parce que les pays participants ne voulaient pas que l’Etat juif y soit représenté, a déclaré mercredi, le ministre des Affaires étrangères de l’Egypte.

L’Egypte a accepté le poste parce que sa principale préoccupation était la réussite de la conférence, a déclaré dans une interview AUX médias égyptiens, Sameh Choukri, repris par le site israélien Ynet. Il a ajouté que les Etats-Unis n’avons pas non plus poussé pour convier Israël à la conférence.

Les envoyés internationaux se sont engagés à accorder près de 5,4 milliards de dollars en aide. La moitié des contributions ira pour la reconstruction et le reste aux Palestiniens, a-t-il dit.

Les premiers camions munis de matériaux de construction sont entrés dans la bande de Gaza mardi matin que les efforts de reconstruction ont commencé sous la supervision conjointe des Nations-Unies de l’Autorité palestinienne.

Malgré l’exclusion d’Israël de la conférence, les États-Unis ont déclaré qu’Israël devra jouer un rôle dans la reconstruction de Gaza, et le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré peu après la conférence que les efforts de reconstruction ne pourraient pas avancer sans le consentement d’Israël.

Israël a insisté sur les garanties que l’aide internationale ne soit pas détournée à des fins militaires par le mouvement islamiste du Hamas, contre lequel il a mené une guerre dévastatrice de 50 jours en juillet et en août.

Pour sa part, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a promis la transparence dans la façon dont les fonds seront utilisés, « en pleine coordination avec les organismes des Nations unies, les pays donateurs et les institutions financières internationales. »