Les forces de sécurité ont perquisitionné dans la nuit de mardi à mercredi huit médias palestiniens de Cisjordanie, qui sont soupçonnés de produire et diffuser du contenu qui incite et encourage le terrorisme, a annoncé l’armée israélienne mercredi.

Ces raids interviennent moins de 24 heures après l’annonce du gouvernement qu’il ne négociera pas avec un gouvernement d’union palestinien qui comprendrait le mouvement terroriste du Hamas si ce dernier ne rendait pas les armes, ne renonçait pas à la violence et ne reconnaissait pas Israël.

Les stations Ramasat et TransMedia ont été fermées pendant l’opération conjointe de l’armée et du Shin Bet. Des équipements et des documents ont été saisis à d’autres médias, notamment les chaînes Al-Aqsa et Al-Quds, toutes dirigées par le Hamas et déclarées illégales par le Commandement du Centre de Tsahal.

Deux suspects recherchés pour incitation au terrorisme ont été arrêtées, indiquait le communiqué.

« L’opération s’inscrit dans les efforts contre-terroristes étendus, dans lesquels les forces de sécurité agissent contre tous les éléments du terrorisme, y compris l’incitation », a indiqué Tsahal.

« Les forces de sécurité de la région continueront à agir contre l’incitation au terrorisme, car il constitue un facteur direct de la perpétration d’attaques terroristes en inspirant et soutenant le terrorisme. »

Ce n’est pas la première fois que l’armée mène une opération contre TransMedia. En mars 2016, une enquête avait été ouverte pendant une opération contre la chaîne de télévision Palestine Aujourd’hui, qui partage le même bâtiment.

L’AFP a contribué à cet article.