Cisjordanie : un Israélien blessé par des jets de pierres
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Cisjordanie : un Israélien blessé par des jets de pierres

Les secouristes ont transféré le trentenaire blessé vers Hadassah Ein Kerem ; d'autres attaques similaires ont été signalées près des implantations de Yitzhar, Carmel et Beit Hagai

Des manifestants palestiniens jettent des pierres sur des soldats israéliens à Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Des manifestants palestiniens jettent des pierres sur des soldats israéliens à Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Un Israélien a été légèrement blessé vendredi après que son véhicule a été la cible de jets de pierres, près du village de Hizme en Cisjordanie, selon les services de secours du Magen David Adom.

Un groupe d’Israéliens est arrivé dans une station de lavage de voiture à l’entrée de Jérusalem quand ils ont été victimes d’une attaque, selon la chaîne télévisée Hadashot.

La victime, un homme de 30 ans, a été pris en charge par les secouristes de MDA sur place, avant d’être transféré à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem.

D’autre part, des résidents d’implantations ont signalé que des Palestiniens du village de Burin, en Cisjordanie, ont jeté des pierres et des bouteilles d’eau remplies de peinture sur des voitures israéliennes, près de l’implantation de Yitzhar. Aucun blessé ni dommage n’a été signalé.

Les restes des pierres et des bouteilles de peintures jetées sur des véhicule israéliens devant l’implantation de Yitzhar, en Cisjordanie. (Crédit : autorisation)

Les résidents ont également rapporté que des Palestiniens ont jeté des pierres sur des voitures qui roulaient sur la Route 60, près des implantations de Carmel et de Beit Hagai, au sud des montagnes de Hébron. Aucun blessé ni dégât n’a été signalé.

Pour le deuxième vendredi consécutif, les forces de sécurité israéliennes étaient en état d’alerte face aux manifestations palestiniennes, après l’annonce de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump.

Des centaines de soldats supplémentaires ont été déployés en Cisjordanie et à la frontière de Gaza, afin d’anticiper les manifestations contre cette mesure américaine, qui devraient suivre les prières de vendredi midi.

Des affrontements sont également attendus à Jérusalem après une semaine relativement calme. La police n’a pas l’intention d’appliquer des restrictions d’âge aux fidèles qui se rendent sur le mont du Temple. Il est arrivé que les autorités israéliennes interdisent aux jeunes fidèles de s’y rendre, quand la tension règne.

Un récent sondage du respecté Centre palestinien de recherche politique indique que 45 % des Palestiniens sont favorables à un soulèvement populaire pour résoudre le vieux conflit avec Israël. Il y a trois mois, 35 % préconisaient la résistance armée et, pour le directeur de l’institut, Khalil Shikaki, la « seule explication possible » de cette augmentation est la décision de Trump.

Si cela ne se traduit pas par une mobilisation massive, c’est à cause de l’efficacité des forces israéliennes et de la coopération des services de sécurité relevant de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat internationalement reconnu et interlocuteur d’Israël, dit M. Shikaki à l’AFP.

C’est aussi parce que « le Hamas est trop faible en Cisjordanie et que le Fatah (parti rival qui domine l’Autorité) ne veut pas prendre la voie de la violence », ajoute-t-il. « Cela n’est pas près de changer ».

Sauf si entre en jeu « quelque chose qui ne touche pas seulement au statut politique de Jérusalem. Cette composante religieuse, émotionnelle est actuellement absente », note M. Shikaki.

En moins de 10 jours, au moins 12 roquettes et obus ont été tirés de la bande de Gaza vers Israël, une augmentation considérable par rapport au rythme habituel depuis la fin de la guerre de 2014. En réponse, l’armée a frappé 10 cibles dans le territoire.

La protestation n’a pas pris pour l’instant les proportions appréhendées, alors que la communauté internationale s’alarmait du risque d’une incontrôlable réaction en chaîne et que le mouvement terroriste palestinien du Hamas prédisait « l’enfer » pour les intérêts américains.

Pour certains experts, dans une situation aussi volatile, le danger d’une escalade n’est jamais loin.

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