Lundi après-midi, les chars, les avions et les missiles syriens ne s’étaient pas encore retournés contre Israël pour venger un raid aérien contre un certain nombre d’objectifs militaires la veille, qui a tué 10 soldats, selon un rapport d’un militant.

Syrie n’a pas beaucoup d’options en ce moment. Le régime de Bashar el-Assad n’a pas d’intérêt immédiat à une escalade de la violence suite à la frappe israélienne.

Il reste à savoir pourquoi la confrontation a débuté en premier lieu, quand quelqu’un de l’armée syrienne a apparemment tiré un missile antichar sur un véhicule en Israël, tuant un adolescent et en blessant trois autres.

La frappe nocturne israélienne sur les neuf positions et des installations militaires syriennes a eu lieu après que l’armée a conclu que le missile qui a tué Mohamed Karkara, 15 ans, a été tiré par un soldat syrien. La possibilité que ce soit une opération du Hezbollah est apparemment considérée comme moins probable, tout comme l’idée que le coupable est membre de l’opposition syrienne.

La zone du Golan syrien en face de Tel Hazeka est sous le contrôle de l’armée d’Assad. Pourtant, elle est souvent un champ de bataille entre les forces du régime et de l’opposition, et il y a une présence rebelle importante là-bas. Mais, selon l’armée israélienne, le missile venait du nord, une zone où le contrôle d’Assad est plus ferme.

Le missile était partiellement bloqué par la vieille et forte clôture de frontière, et même s’il était mortel, il aurait pu causer plus de victimes.

Le missile pourrait-il avoir été tiré par un soldat syrien renégat ? Ou peut-être un soldat qui a été payé par l’opposition pour tirer contre Israël ? Dans le chaos qu’est la Syrie, tout est possible.

Ce que l’on sait, cependant, c’est que, avec la lutte qui se poursuit en Syrie, Assad pourrait ne pas avoir la possibilité de riposter contre Israël.

Ce matin un fonctionnaire de la SANA, agence officielle de presse syrienne, a rapporté que les militaires ont tué 40 activistes terroristes de diverses nationalités lors de combats dans la région de Quneitra, près de l’endroit où l’incident s’est produit dimanche.

Les groupes islamistes extrémistes sont présents là-bas, dont le Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaïda, et un rival en plein essor de l’Etat islamique de l’Irak et du Levant (EIIL).

L’EIIL poursuit sa conquête en Irak, et utilise des véhicules de l’armée irakienne et des armes amassées dans les combats en Syrie. C’est ainsi que des Humvee de l’armée américaine, qui ont été vendus à l’Irak, sont maintenant utilisés dans la lutte près d’Alep, selon les rapports des médias arabes.

Le monde est petit.