Un colloque sur l’Antisémitisme en France XIXe-XXIe siècle se tiendra du 10 au 12 mars prochain. Les 10 et 11 mars, le colloque aura lieu au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme et le 12 mars à la Bibliothèque nationale de France.

Cet événement est organisé sous la direction de Dominique Shnapper, présidente du MAHJ, de Perrine Simon-Nahum, du CNRS, de Paul Salmona, directeur du MAHJ et de Thierry Grllet, le directeur de la diffusion culturelle de la BNF.

Les attentats de janvier 2015 sont apparus comme un réel sursaut de conscience concernant la menace qui pèse, de manière quotidienne, sur la communauté juive de France. Si les témoignages de soutien se sont manifestés au lendemain de ces attentats, l’antisémitisme persiste en France.

Du XIXe siècle à nos jours, il prend différentes formes et se manifeste à travers de nombreux événements tels que l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle, le gouvernement du régime de Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale et l’existence d’un mouvement négationniste depuis les années 1970.

L’antisémitisme a muté depuis plusieurs années prenant la forme d’un anti-sionisme virulent se traduisant par des manifestations anti-Israël et par des attaques terroristes nombreuses contre les Juifs de l’Hexagone.

Le colloque abordera ces différents thèmes liés à l’antisémitisme qui est devenu un véritable enjeux pour l’avenir de la République française.

Ce colloque est organisé en partenariat avec France culture qui a consacré une émission à l’antisémitisme le 29 février dernier.

S’appuyant sur le texte de Jean-Paul Sartre, « Réflexions sur la question juive », écrit en 1946, Hadi Rizk, professeur de philosophie, met en lumière les questions philosophiques de cet ouvrage qui sont 70 ans plus tard toujours d’actualité.

Dans cet ouvrage, Jean-paul Sartre écrivait : « Si le Juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait ».