L’Institut national universitaire Champollion d’Albi a mené une étude à grande échelle sur les effets à long-terme produits par les voyages pédagogiques à Auschwitz-Birkenau sur les élèves.

En partenariat avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, l’Institut a interrogé pas moins de 2 524 lycéens « provenant de 52 établissements dans 13 régions françaises à 4 reprises : « avant la visite, au retour, un an après et deux ans plus tard. Les questions ont été posées à des élèves ayant fait le voyage et à un groupe témoin n’y ayant pas pris part, » explique la Fondation.

Il se dégage de cette étude (consultable ici) deux choses : la première est que les élèves, même quatre ans après ce voyage pédagogique, ont acquis une connaissance historique plus importante, due également, en dehors du voyage lui-même, à l’enseignement et à la préparation du voyage en amont.

L’étude pose également la question de l’impact de ces voyages, où ces lycéens ont été confrontés aux traces de crimes de masse organisés, sur leur rapport à la tolérance.

Même s’il s’avère que ce point n’est pas facile à déterminer, « il apparaît néanmoins, démontre l’étude, que la visite d’un lieu de mémoire dans le cadre d’un enseignement spécifique sur la Shoah renforce les valeurs de tolérance déjà présentes et accentue le rejet de toute forme d’antisémitisme et de racisme ».