Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français à l’étranger a décidé de saisir la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, afin de provoquer une réponse suite à la rédaction d’un courrier à France Info, resté lettre morte.

Le 18 janvier dernier, Meyer Habib a contacté par lettre le directeur de France Info pour lui faire part de l’incompréhension de nombreux auditeurs « face à la couverture réservée à la vague d’attentats terroristes qui frappe la populations d’Israël depuis juillet 2015, dite ‘Intifada des Couteaux’ ».

Dans cette lettre, le député français illustre ses propos par trois titres utilisés par France Info qui placent les terroristes palestiniens au même rang que les victimes israéliennes.

Pour exemple, le titre du 23 décembre dernier, « Deux Israéliens et deux Palestiniens tués à Jérusalem », ne permet pas de distinguer les victimes des assaillants.

« Quelle que soit la ligne éditoriale sur le conflit israélo-palestinien, j’estime qu’il est immoral, et même dangereux, de renvoyer dos à dos terroristes et victimes, agresseurs et agressés, » déclare Meyer Habib dans sa lettre.

Dans cette lettre, le député réaffirme le principe de liberté de la presse comme liberté fondamentale. « Toutefois, elle n’autorise pas une présentation orientée, surtout quand il s’agit d’un sujet si complexe et sensible, » ajoute-t-il.

Meyer Habib rappelle également que France Info répondant a une mission de service public a le devoir de rester neutre dans son traitement de l’information.

Enfin, rappelant les attaques terroristes dont a été victime la communautés juives française, Meyer Habib souligne que le traitement de ce conflit est délicat. « La victimisation systématique des Palestiniens à pour effet d’exaspérer les passions, alimenter la haine et, hélas trop souvent, légitimer la violence contre les Français juifs, » conclut-il.

N’ayant pas reçu de réponse de la part du directeur de France Info, Meyer Habib, tout en saisissant la ministre de la Culture, a décidé de rendre cette lettre publique.