Les enquêteurs français ont établi une « connexion » entre les deux djihadistes accusés de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts mercredi, et le tueur présumé d’une policière dans une fusillade le lendemain au sud de Paris, a-t-on appris vendredi de sources policières.

Les autorités françaises avaient jusqu’à présent estimé qu’il n’y avait « pas de lien » entre les deux affaires, même si les investigations ont été confiées dans les deux cas aux magistrats antiterroristes spécialisés du parquet de Paris.

Les « récentes et toutes dernières avancées de l’enquête ont permis d’établir une connexion », ont indiqué à l’AFP les sources policières, sans livrer plus de détails.

Une opération des forces d’élite françaises était en cours vendredi pour « neutraliser » les frères Kouachi, deux djihadistes français accusés du massacre de Charlie Hebdo, retranchés dans une entreprise au nord-est de Paris avec un otage.

Dans le même temps, l’étau s’est resserré autour de l’auteur présumé de la fusillade dans laquelle une policière a trouvé la mort jeudi à Montrouge, à la périphérie sud de Paris : le suspect a été identifié et deux de ses proches ont été interpellés vendredi matin, selon des sources proches du dossier.

« Le suspect a été identifié. Deux interpellations ont eu lieu dans son entourage très proche », selon ces sources.

Les interpellations, dans « le cadre familial de l’individu recherché », ont eu lieu dans une cité réputée sensible de la ville de Grigny, dans le sud de la banlieue parisienne, a précisé à l’AFP le maire de la ville, Philippe Rio.

La fusillade de Montrouge est survenue jeudi matin, moins de 24 heures après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Le tireur, porteur d’un gilet pare-balles et équipé d’une arme de poing et d’un fusil mitrailleur, avait ouvert le feu sur une jeune policière municipale et un agent de voirie avant de prendre la fuite.

La jeune femme, célibataire sans enfants âgée de 26 ans, est décédée peu après. L’agent de voirie a été grièvement blessé.