Un membre du Comité central du Fatah, Sultan Abu Al-Einein, déclare que les Palestiniens qui vendent leurs terres à des Juifs doivent être exécutés publiquement.

Einein, qui est aussi conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a déclaré à la chaîne de télévision en langue arabe iranienne Al-Alam que « toute personne qui vend même un pouce de notre terre palestinienne doit être tuée dans les rues et pendue sur un poteau électrique ».

L’interview du 31 octobre a été publiée et traduite vendredi par MEMRI (Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient), un institut de veille basé aux États-Unis.

Selon la loi palestinienne, les ventes de terres à des Israéliens sont illégales et sont un crime passible de mort. Le Code pénal révolutionnaire de l’OLP (1979) prévoit la peine de mort pour les « traîtres » et ceux accusés de « transfert de positions à l’ennemi ». Depuis la fin des années 1990, les tribunaux palestiniens appliquent la peine de mort aux marchands de terre condamnés, mais Abbas n’a pas autorisé la mise en œuvre d’exécutions depuis son élection en 2004.

En réaction à la récente acquisition par des Israéliens d’appartements dans les quartiers arabes de Jérusalem le mois dernier, Abbas a publié un décret qui modifie le Code pénal et prévoit des sanctions pour ceux qui vendent des terres au « pays hostile ».

Les nouvelles peines d’Abbas aux Palestiniens qui se livrent à des transactions immobilières avec les Israéliens comprennent le dur labeur et la réclusion à perpétuité.

Dans l’interview, Einein salue également Mutaz Hijazi, le membre du Jihad islamique qui a tenté d’assassiner le militant du mont du Temple, Rabbi Yehouda Glick, le mois dernier, affirmant que « la manière de vaincre l’occupation israélienne est la voie du martyr Mutaz Hijazi ».

« Si les gens ne combattent pas l’occupation israélienne pour libérer leur terre, de la voie qu’ils jugent appropriée, ils ne méritent pas de vivre », déclare-t-il.

Elhanan Miller a contribué à cet article.