L’auteur présumé des attaques du week-end à Copenhague avait été signalé pour risque de radicalisation par l’administration pénitentiaire, ont annoncé mardi les services de Renseignement danois (PET).

« En septembre 2014, PET a reçu un rapport sur l’homme de 22 ans, auteur présumé (des attaques) alors en détention » du fait d’un « risque de radicalisation », ont-ils écrit dans un communiqué.

Une porte-parole de l’administration pénitentiaire a expliqué à l’AFP que le personnel des prisons « signalait au PET si un détenu manifestait un comportement suspect ou inquiétant ».

La personne en question pouvait ensuite se voir attribuer un « mentor » chargé par l’administration pénitentiaire de parler avec le détenu de ses opinions. Elle n’a pas précisé les détails de ce programme.

La porte-parole a refusé de préciser si cela avait été le cas pour le jeune homme de 22 ans.

Selon les PET, « les éléments du rapport ne portaient pas à croire qu’il planifiait une attaque ».

Les attaques du week-end ont fait deux morts, un réalisateur de 55 ans qui participait à un débat sur la liberté d’expression et un juif de 37 ans, qui montait la garde devant la grande synagogue de Copenhague.

L’auteur présumé des attaques a été identifié comme Omar El-Hussein par les médias danois, Danois de 22 ans d’origine palestinienne qui était en liberté depuis deux semaines après avoir purgé une peine de prison pour une agression au couteau.