Le ministre des Finances, Yair Lapid, souhaiterait faire adopter une proposition de loi qui permettrait d’annuler la taxe de vente sur l’achat de nouveaux appartements, une mesure à destination des jeunes couples qui profiteraient de la suppression effective des 18 % de taxe.

Seront qualifiés, les jeunes couples, parents au minimum d’un enfant, et qui achètent un appartement pour la première fois.

L’un des deux candidats devra avoir effectué son service militaire ou national.

Le couple doit également résider en Israël et accepter de ne pas vendre l’appartement dans les cinq années suivant leur achat, a rapporté mardi le Yedioth Ahronoth.

Selon des sources du ministère des Finances citées dans l’article, la proposition, qui vise à résorber la pénurie chronique de logements abordables pour les jeunes primo-accédants, a fait l’objet de longues délibérations au sein des ministères du Logement et des Finances.

Lapid aurait tenu bon, toujours selon ces mêmes sources, face à l’opposition des hauts fonctionnaires du ministère.

La proposition doit être présentée pour adoption à la commission ministérielle du logement dès la semaine prochaine.

Si elle est approuvée, la réforme pourrait coûter à l’Etat près de 2 milliards de shekels par an (578 millions de dollars).

Les procédures bureaucratiques nécessaires pour sa mise en œuvre prendraient au minimum six mois.

Le ministre du Logement Uri Ariel a salué l’initiative dans un communiqué publié jeudi. Il estime que le plan aura un « impact réel » sur les prix des logements.

La proposition inclut des dispositions visant à empêcher les entrepreneurs d’augmenter les prix pour compenser la différence, et pour prévenir des modifications sur le marché, suite à la suppression de la TVA.

Les entrepreneurs seront protégés face aux pertes financières éventuelles suite à l’adoption de la loi.

Selon un rapport publié le mois dernier par le FMI, les prix de l’immobilier en Israël sont largement au-dessus de la plupart des pays, par rapport au revenu moyen, et en particulier dans les zones à forte demande comme Jérusalem ou Tel Aviv.

La pénurie de logements abordables pour les primo-accédants est considérée comme un problème majeur.