Des proches de victimes du crash de l’A320 d’Egyptair en 2016 déplorent le « silence assourdissant » de la France après la visite du président égyptien, dont ils espéraient une avancée dans l’enquête sur les causes de l’accident, a expliqué lundi à l’AFP leur avocat.

Avant la visite officielle d’Abdel Fattah al-Sissi en France fin octobre, les juges d’instruction en charge du dossier avaient fait savoir aux parties civiles qu’ils regrettaient de ne pas avoir reçu de l’Égypte des pièces de l’enquête sur les circonstances du crash du vol MS804 entre Paris et Le Caire.

Les 66 personnes à bord, dont 40 Égyptiens et 15 Français, avaient été tuées.

Des proches des victimes avaient alors esperé voir le dossier avancer à l’occasion de la visite du président égyptien.

« On ne peut que déplorer le silence assourdissant de la France après la venue du président égyptien. Nous espérons des avancées rapides prochainement et que l’Égypte réponde aux demandes des enquêteurs français », a déclaré Me Antoine Lachenaud.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, le 28 avril 2017. (Crédit : Andreas Solaro/AFP)

Les enquêteurs de la gendarmerie des transports aériens (GTA) attendent notamment l’accès aux données brutes des boîtes noires qui enregistrent les sons dans la cabine de pilotage et les paramètres de vol, ainsi qu’aux débris de l’avion en Égypte.Contacté par l’AFP, le palais présidentiel de l’Élysée n’a pas communiqué sur ce sujet.

Au Caire, l’enquête est terminée et un rapport a été transmis au procureur général mais il n’a pas été rendu public.

Deux expertises sont en cours. La première concerne la maintenance de l’appareil, qui avait émis 17 messages d’anomalies électriques au cours de ses rotations précédentes. La seconde cherche à déterminer si des iPhone et iPad présents dans le cockpit ont pu être l’objet d’un emballement thermique à l’origine d’un départ de feu dans la cabine de pilotage de l’appareil.