Selon le CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, la soumission au Parlement d’une proposition de résolution favorisant la reconnaissance d’un État palestinien risque d’exacerber la haine antisémite.

Le CRIF a exhorté les législateurs français à rejeter la proposition de résolution, soumise au vote cette semaine par un bloc majoritairement socialiste. La semaine dernière, le Parti vert français défendait une initiative similaire au Sénat français.

« En France, après les émeutes antisémites de cet été, cette déclaration ne sera certainement pas interprétée comme une initiative de paix et risque d’attiser les tensions antisémites que nous avons vues l’été dernier », indique le CRIF dans un communiqué à propos du vote prévu pour le 28 novembre.

Le CRIF relie rarement le problème antisémite à la politique concernant Israël.

Du 1er janvier au 31 juillet, le SPCJ, service de protection de la communauté juive française, recensait 527 incidents antisémites par rapport à 276 à la même période en 2013.

L’augmentation est en grande partie liée au ciblage de Juifs par les musulmans et les Arabes en réaction aux centaines de Palestiniens tués dans la guerre de l’été entre Israël et le Hamas à Gaza.

La proposition de résolution française fait suite à l’adoption le mois dernier d’un mouvement similaire à la Chambre des communes britannique et à la Chambre haute irlandaise. Le mois dernier, le Premier ministre suédois Stefan Löfven déclarait que son pays reconnaîtrait la « Palestine ». Un autre projet de résolution a été présenté au congrès espagnol plus tard ce mois-ci.

Israël soutient que l’Etat palestinien ne doit être reconnu qu’après une entente des deux parties sur les modalités de sa création, mais les négociations entre les parties sont pour l’instant gelées.