Le ministère de la Défense a publié jeudi des enregistrements de Shimon Peres, où il s’adresse au personnel de sécurité qui a secouru des otages israéliens pendant le raid militaire d’Entebbe en 1976, à l’occasion du premier anniversaire de la mort de l’homme d’Etat, décédé l’année dernière à l’âge de 93 ans.

On peut entendre Peres, qui était à l’époque ministre de la Défense, saluer les survivants de la prise d’otages alors qu’ils rentrent en Israël après avoir été secourus. On l’entend également s’adresser aux membres de Sayeret Matkal, une unité d’élite de l’armée israélienne, qui ont participé au raid en leur disant : « Vous êtes partis très inquiets et rentrés au pays très fiers. »

Les otages, les secouristes et l’équipage d’un vol Air France Tel Aviv-Paris qui avait été détourné sont arrivés en Israël le 5 juillet de cette année-là, après avoir été sauvés un jour plus tôt par un incroyable raid mené par un groupe de quelque 100 commandos israéliens, dirigés par le futur chef d’état-major des forces armées d’Israël, Dan Shomron, le général Yekutiel Adam, le général Benjamin Peled et le colonel Yonatan ‘Yoni’ Netanyahu. L’avion a été détourné d’abord vers Athènes puis s’est rendu en Ouganda où les otages ont été retenus à l’aéroport d’Entebbe pendant plusieurs jours.

L’opération audacieuse a permis de sauver 103 des 106 otages et de les ramener en vie en Israël. Il n’y a eu qu’une seule victime parmi les forces israéliennes : Yonatan Netanyahu.

Yoni Netanyahu, peu avant sa mort à Entebbe en 1976 (Crédit : Wikipedia)

Yoni Netanyahu, peu avant sa mort à Entebbe en 1976 (Crédit : Wikipedia)

Yitzhak Rabin, le dirigeant israélien assassiné en 1995 par un Juif extrémiste et qui était le Premier ministre en 1976, peut également être entendu dans les enregistrements en train de parler à l’équipage du vol français, qui s’est porté volontaire pour rester avec les otages juifs. On l’entend déclarer à l’équipage qu’Israël « apprécie grandement la façon dont vous vous êtes occupés d’eux dans ces circonstances difficiles. »

Ensuite, Peres écoute les histoires de ceux qui ont été secourus et leurs épreuves. Il s’adresse au personnel de sécurité en disant : « vous avez pris de grands risques, plus grands que vous ne le savez probablement » et leur dit de se reposer, avant d’ajouter que lui et tout le pays sont très fiers d’eux.