Dans une apparition arrogante, retransmise en direct du Qatar, le chef politique du Hamas, Khaled Meshaal, a déclaré mercredi soir que son mouvement islamiste n’accepterait pas de cessez-le-feu provisoire à Gaza, suivi par des négociations sur ses revendications, telles que proposées par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Il a affirmé que les États-Unis avaient promis au Hamas que ses exigences seraient abordées fois une trêve déclarée, ces promesses avaient été faites dans le passé et « n’étaient pas rassurantes », selon Meshaal.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël veut voir le Hamas désarmé après la fin de la guerre, ce à quoi Meshaal a répliqué que son mouvement ne posera les armes que quand Israël en fera autant et mettra fin à l’occupation.

Il a également réitéré la demande du Hamas que le siège sur Gaza soit levé, et demandé une aide humanitaire d’urgence en provenance du monde arabe. Israël et l’Egypte maintiennent un blocus sécuritaire sur la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, pour empêcher la contrebande d’armes.

Au sujet d’un prochain cessez-le-feu, Meshaal a déclaré qu’ « il y a eu des progrès mais pas de percée qui nous servirait de base à un accord ».

Il justifie le lancement aléatoire de roquettes sur Israël – plus de 2 000 ont été tirées de Gaza sur Israël ces 16 derniers jours – en prônant que les Israéliens ne sont pas des civils mais des colons armés. Il appelle à la libération des prisonniers, à la fin des négociations de paix et à un arrêt de la coordination sécuritaire entre les Palestiniens et Israël.

« Nos victimes sont des civils et les leurs sont des soldats », a-t-il scandé. « Nous sommes les victimes, malgré notre ténacité. »

Critiquant les États-Unis, Meshaal a déclaré que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite dans la région pour aider à négocier un cessez-le-feu, avait contacté ses homologues qataris et turcs, leur demandant de faire pression sur le Hamas pour accepter un cessez-le-feu, et aboutir à accord via l’Egypte, sans consulter le Hamas et les autres factions palestiniennes armées, y compris le Jihad islamique.

Meshaal a affirmé Kerry était en droit de visiter Ramallah et de discuter d’un cessez-le feu avec Abbas, mais qu’il l’appelait à venir à Gaza.

« C’est là que la décision est prise sur le terrain », a-t-il affirmé.