Israël a déclaré mardi qu’il respectait le résultat des élections présidentielles de dimanche en Ukraine. C’est son deuxième commentaire officiel sur la région depuis le début des événements il y a plusieurs mois.

La déclaration, soutenant le vote qui a vu l’élection de l’entrepreneur chocolatier milliardaire Petro Porochenko, vient après que l’administration américaine ait exprimé sa consternation face au refus d’Israël de prendre position sur les tensions régionales.

Porochenko, un social-démocrate, a remporté dimanche les élections avec une grande marge, devançant Ioulia Timochenko et le chef de la communauté juive Vadim Rabinovich.

« Israël se félicite du processus électoral, qui a été mené en Ukraine de manière responsable et démocratique, durant lequel le président a été élu avec une majorité », a déclaré dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.

« Nous respectons le choix du peuple ukrainien et nous espérons que le calme et la paix seront bientôt de retour en Ukraine ».

La Russie, qui, en mars, avait annexé le territoire ukrainien de Crimée, était initialement opposée à la tenue des élections en mai car Moscou considère que le retrait de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch était illégal.

Mais la semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine a signalé qu’il respecterait le résultat du vote, en supposant qu’il soit sûr que les droits de « tous les citoyens » seront protégés.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères de Moscou, Sergueï Lavrov, a parlé positivement de l’élection et déclaré que la Russie était prête à traiter avec Porochenko.

« Israël reste déterminé à renforcer ses liens bilatéraux et sa coopération avec l’Ukraine, et attend avec impatience de travailler avec son gouvernement pour promouvoir davantage les relations entre nos deux pays », a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères.

Jusqu’à présent, les responsables de Jérusalem ont essayé de ne pas s’impliquer dans le conflit russo-ukrainien, cherchant à ne pas perturber leurs bonnes relations avec les Etats-Unis – qui aux côtés du gouvernement de Kiev ont fait pression sur Poutine au sujet de la Crimée – tout en maintenant de bonnes relations avec Moscou, un acteur important sur les questions régionales, telles que la guerre civile syrienne et les ambitions nucléaires de l’Iran.