Des statistiques intéressantes proviennent de la comparaison des votes des « doubles enveloppes » – ceux des soldats de Tsahal, du personnel diplomatique israélien à l’étranger, du personnel médical de garde, des patients dans les hôpitaux et des prisonniers – avec les résultats généraux.

La majeure partie de ces 230 000 votes proviennent de soldats de l’armée israélienne, qui ont tendance à voter à droite.

Le Likud obtient 25,64 % des votes des soldats, contre 23,4 % dans la population générale, tandis que l’Union sioniste a obtenu 17,71 % des voix contre 18,67 %.

Jusqu’ici, tout va bien ; mais étonnamment, la Liste (arabe) unie a gagné 12,39 % des voix, ce qui représente près de 2 % de plus que le 10,54 % des votes qu’il a obtenu au sein de la population générale.

Cet écart ne peut s’expliquer par les quelques votes des diplomates à l’étranger (il y a peu de chances qu’ils soient des partisans de la Liste arabe unie), ni par les quelques votes de prisonniers.

Enfin, il ne peut pas être expliqué par les votes des groupes minoritaires dans l’armée, comme les Bédouins ou les Druzes.

Aussi de manière un peu inattendue, Meretz a gagné un siège en grande partie en raison de l’ajustement du décompte total après que les votes des soldats aient été ajoutés. (Qui aurait deviné que le parti le plus ouvertement pro-paix gagnerait un autre siège grâce aux forces armées ?)

Moins surprenant peut-être, si seuls les soldats décidaient du sort de l’élection, j’écrirais cet article avec un joint à la main : Green Leaf, le parti pour la légalisation de la marijuana qui prône également une politique économique radicalement libertaire, aurait passé le seuil électoral des quatre sièges à la Knesset.

Mais les 8472 votes – 3,64 % des suffrages exprimés – remportés par Green Leaf parmi les soldats ne suffisent pas à en faire un parti important. Donc le joint sera pour une autre fois !