Des tracts antisémites ont été retrouvés dans la bibliothèque du campus de l’Université de l’Illinois à Chicago. C’est la seconde fois que de tels prospectus sont retrouvés sur le campus en une semaine.

Les tracts découverts samedi niaient la réalité de l’Holocauste, a indiqué le Chicago Sun-Times, et déplorent que « quand vous mettez en cause les six millions, ils vous mettent en prison dans 17 pays. »

Les tracts accusent les Juifs de recevoir un traitement de faveur dans les universités américaines en utilisant la phrase d’accroche « en finir avec le privilège blanc implique d’en finir avec le privilège juif ». Ils comparent la bande de Gaza à Auschwitz, affirmant que le territoire palestinien est « le plus grand camp de concentration au monde aujourd’hui », et qu’il est « possédé et opéré par les sionistes ».

Ces tracts utiliseraient la même police et les mêmes termes que ceux découverts mardi et mercredi, qui affirmaient en gras que « en finir avec le privilège blanc commence par la fin du privilège juif ».

Les nouveaux tracts comprennent les hashtags « #BlackLivesMatter » (les vies noires comptent), « #WeAreAllMuslim » (nous sommes tous musulmans) et « #StandWithPalestine » (solidarité avec la Palestine), selon WGN TV Chicago.

Eva Zeltser, étudiante en communications qui préside le Rohr Habad, une association juive du campus, a déclaré au Sun-Times qu’elle avait écrit samedi après-midi à l’administration de l’université pour l’informer de la découverte des tracts dans la bibliothèque.

Elle a publié des photographies des prospectus sur sa page Facebook.

Zeltser a déclaré au Sun-Times qu’elle avait reçu des menaces de mort après les premiers tracts, des personnes sur Facebook « me disant qu’ils allaient me mettre sur une liste d’extermination et que l’Holocauste n’avait jamais eu lieu, mais que cette fois il aurait lieu. »

Mercredi, l’université avait publié un communiqué condamnant le premier tract et annonçant que l’administration allait enquêter.

« Aujourd’hui, des affiches antisémites ont été trouvées sur le campus, qui diffament, insultent et représentent négativement les membres juifs de notre communauté universitaire, a déclaré l’université. Ces actions ne reflètent pas les valeurs que nous respectons en tant que communauté. Les actes qui provoquent la haine ou la violence envers les membres de notre communauté ne seront pas tolérés sur notre campus. »