Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué dimanche que les premières livraisons d’armes françaises au Liban dans le cadre d’un don saoudien de trois milliards de dollars interviendraient en avril, a annoncé le porte-parole du Quai d’Orsay.

Fabius a confirmé lors d’une rencontre avec le Premier ministre libanais Tammam Salam, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich, que les « livraisons commenceraient en avril », a précisé Romain Nadal.

Ces livraisons d’armements, financées par l’Arabie saoudite, doivent s’étaler sur trois ans et permettre à l’armée libanaise de se moderniser.

Elles comprendront des hélicoptères de combat et de transport, des VAB (véhicules de l’avant blindés), de l’artillerie lourde, des patrouilleurs armés et des moyens de communication et de surveillance, dont des drones de type SDTI.

Les deux responsables ont aussi « évoqué le vide politique » créé par l’incapacité du Parlement libanais à élire un président et « la nécessité pour les responsables politiques (de ce pays) d’aboutir à un compromis permettant une élection rapide », a ajouté le porte-parole.

Ils ont aussi souligné la « nécessité d’amplifier l’aide de l’UE au Liban en matière humanitaire pour l’aider à faire face à l’afflux de réfugiés » en provenance de Syrie.

L’Union européenne doit débloquer un milliard d’euros supplémentaires sur deux ans pour faire face aux crises en Syrie et en Irak, ainsi qu’à la menace posée par l’organisation Etat islamique (EI). Une partie de ces fonds iront au Liban, à la Jordanie et la Turquie.