L’ancien ambassadeur d’Israël en Iran, Meir Ezri, initiateur de la construction de liens étroits avec le régime du shah avant la révolution islamique, est décédé cette semaine à 92 ans.

Ezri, originaire d’Iran, a immigré en Israël en 1950. Il est enterré à Jérusalem.

Ezri a servi comme ambassadeur pendant quinze ans, de 1958 à 1973, et a développé des relations de coopération économique et commerciale en sciences, industrie, agriculture, armée, renseignements, ainsi que des liens culturels, certains en secret.

Son travail a attiré les éloges de premier ministre David Ben-Gurion et a permis à Israël de recevoir un apport en pétrole de l’Iran.

Ezri est né en 1924 dans une famille juive iranienne à Ispahan. Il était un sioniste actif. Après avoir déménagé en Israël, il a travaillé avec l’Agence juive pour aider à l’absorption d’autres immigrants iraniens.

En 1958, Ben Gurion lui a demandé de construire des relations avec l’Iran, qui était dirigé par le shah, Mohammad Reza Pahlavi.

Son succès a jeté les bases des liens entre les deux pays. Pendant son mandat, il a su développer une relation personnelle avec Pahlavi.

Les relations d’Israël avec le pays ont été rompues après la révolution iranienne de 1979, qui a vu l’éviction de Pahlavi et l’établissement de la République islamique iranienne, sous le Grand Ayatollah Ruhollah Khomeini.

En 1982, Ezri a créé l’Organisation mondiale des Juifs d’Iran, basée à Jérusalem. L’organisation encourageait les Juifs iraniens à investir en Israël.

Il a également contribué à la fondation du Centre Ezri pour les études du Golfe iraniennes et perses à l’Université de Haïfa, nommé d’après lui et sa femme, Miriam.