L’archéologue Limor Talmi était sur le point d’arrêter sa fouille d’une ancienne fosse de détritus jeudi dernier lorsqu’un bout de verre de 1 600 ans, portant des inscriptions de menorah, lui a été apporté.

La découverte a eu lieu au bon moment, non seulement parce qu’elle se préparait à arrêter ses recherches, mais aussi parce que c’était le deuxième jour de Hanoukka, la fête juive la plus étroitement liée au chandelier à sept branches.

« Comme dans toute belle histoire, le dernier jour, quand nous devions finir de creuser, dans la dernière boîte de la dernière demi-heure, quand nous avons dit : ‘Ça y est, yalla, il faut arrêter et y aller’, le chef du département du verre m’a montré ce morceau », a déclaré Talmi au quotidien Haaretz.

Le fragment, trouvé dans le parc national du mont Carmel (près d’Elyakim), lors d’une fouille des fosses à ordures par l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA), est orné de deux menorahs. Une des menorahs est représentée avec ses bougies allumées.

Trois autres bracelets portant des empreintes de menorah ont été trouvés en Israël – deux dans le plateau du Golan et une à Haïfa.

Yael Gorin-Rosin, chef du département de verre à l’IAA, a déclaré que ce type de bijoux avait été généralement trouvé sur des sites de pierres tombales. « Il est rare de trouver de tels objets dans les zones de peuplement, et c’est encore plus rare de les trouver dans une ancienne fosse à déchets », dit-elle au site NRG.

Les archéologues pensent que la zone a été peuplée par un certain nombre de communautés, y compris des Juifs, des Samaritains et des païens.

« Cette région semble avoir été un centre industriel [centré sur] la fabrication du verre, ce n’était pas des terres agricoles, l’on note un caractère urbain à la place. Nous voyons qu’il y avait du commerce entre la côte et la vallée », a déclaré Talmi.

Elle a ajouté qu’elle ne pouvait pas être 100 % sure que le bracelet appartenait à des Juifs, puisque les Samaritains utilisaient aussi le motif juif.

L’excavation de l’IAA a été exécutée avant la construction d’un réservoir de la compagnie d’eau Mekorot sur le site.

« Oui, c’est excitant que pendant Hanoukka, l’on ait trouvé l’empreinte de la menorah. Le message, c’est que nous devons continuer à faire ce que nous faisons, découvrir le passé et nous découvrir, » confie Talmi.