Tout au sud d’Israël se trouve la ville portuaire d’Eilat. Avec la Jordanie à l’est, l’Egypte à l’ouest, la mer Rouge au Sud et une grande région désertique au nord, Eilat se doit d’être autonome en ce qui concerne sa sécurité.

L’unité d’élite de contre-terrorisme d’Eilat, Lotar Eilat en hébreu, a pour objectif de fournir une réponse immédiate et efficace aux attaques terroristes et aux prises d’otage.

Principalement composée de réservistes qui habitent la ville, l’unité possède des caches d’armes et de matériels dans tout Eilat, ce qui leur permet de réagir rapidement aux menaces.

La semaine dernière, l’unité a mené un important exercice à la base de formation de Mitkan Adam, près de Modiin.

Des soldats de l'unité de contreterrorisme d'Eilat s'entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Des soldats de l’unité de contreterrorisme d’Eilat s’entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Des vidéos de l’entraînement, publiées par l’armée, éclairent sur les tactiques de l’unité de contre-terrorisme, mais l’identité des réservistes est secrète pour des raisons de sécurité.

« Presque tout le monde à Lotar Eilat est un soldat réserviste. Ces types ont une double vie. Vous pouvez les voir quand vous êtes à Eilat et que vous allez au supermarché, à l’hôtel ou à l’aéroport, et vous ne saurez jamais que vous êtes face à un soldat d’envergure internationale formé à la lutte contre le terrorisme », a déclaré un adjoint du commandant.

Des soldats de l'unité de contreterrorisme d'Eilat s'entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Des soldats de l’unité de contreterrorisme d’Eilat s’entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Pendant l’exercice, les soldats se sont entraînés à sauver des otages, leur raison d’être, ainsi qu’à d’autres scénarios d’attaques terroristes, a déclaré l’adjoint du commandant de l’unité, le lieutenant colonel (de réserve) « E. ».

« Nous formons nos combattants à entrer dans un lieu comportant plusieurs pièces, un lieu public qui est tenu par des terroristes », a-t-il déclaré.

Dans la vidéo, les soldats peuvent être vus passant de salle en salle, vérifiant les coins pour trouver des modèles de terroristes fabriqués en carton.

« La chose la plus importante est de libérer les otages sains et saufs. C’est la principale difficulté du SWAT. Nous avons des armes létales, mais nous ne pouvons pas toucher tout le monde. Il faut comprendre la situation », a déclaré l’adjoint du commandant.

« Si l’un de mes soldats tue ne serait-ce qu’un otage, je n’ai pas rempli ma mission. C’est un gros problème. »

Des soldats de l'unité de contreterrorisme d'Eilat s'entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Des soldats de l’unité de contreterrorisme d’Eilat s’entraînent, le 9 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Bien sûr, les situations de prise d’otage ne sont pas le seul type d’attaque que peuvent mener les terroristes, et dans les faits, la prévalence de ce type d’incidents a diminué ces dernières années.

« Ce n’est pas comme dans les années 1970, où des avions étaient détournés et des navires piratés. Internet a entraîné un certain changement dans les attaques terroristes. [Les terroristes] peuvent être rapides, ils peuvent aller vite. Ils peuvent diffuser dans le monde entier depuis leurs téléphones », a déclaré E.

« Vous pouvez faire simplement une opération éclair, utiliser beaucoup de puissances de feu et la diffuser dans le monde entier, et vous aurez le même effet », a-t-il déclaré.

« Et cet effet, c’est la peur. »