La police a démantelé un trafic d’organes dans lequel de jeunes femmes étaient convaincues de donner leurs organes à des clientes plus âgées et plus riches en échange de sommes d’argent en liquide, a-t-on appris mardi.

L’enquête a débuté il y a un mois, mais elle était soumise jusqu’alors à une ordonnance de non-publication. La police de la région Sud a annoncé rechercher un homme originaire de Beer-Sheva d’une quarantaine d’années, soupçonné d’être au centre du trafic. Deux autres hommes ont également été arrêtés.

Selon la police, des femmes âgées de 18 à 20 ans étaient payées pour donner leurs reins à des femmes d’une cinquantaine d’années, originaires du centre d’Israël. Les donneuses d’organes recevaient
20 000 shekels (4 150 euros) et les opérations chirurgicales avaient lieu en Turquie.

Le chef de la police du sous-district du Néguev Peretz Amar a déclaré que plusieurs femmes avaient visiblement déjà donné leurs organes, mais que d’autres se seraient retirées au dernier moment.

« Ce sont de jeunes femmes en grande difficulté financière, tentées de vendre leurs organes pour des montants qui représentent pour elles des sommes importantes », a déclaré Amar.

Les marchands d’organes s’attaquaient aux jeunes femmes en difficulté financière, leur présentant les receveuses potentielles sur Internet, afin de créer une relation et d’exercer une pression affective pour les convaincre de donner leurs organes, a confié la police selon Ynet.

« Le facteur affectif joue un rôle majeur dans cette histoire », a indiqué une source. « Et ce n’est pas entièrement déconnecté de la réalité, car il s’agit de personnes ayant de sérieux problèmes médicaux. »