Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a déclaré que si la Cour suprême empêchait Israël d’expulser les immigrés clandestins en provenance d’Afrique vers des pays tiers, Il sera nécessaire qu’Israël construise un deuxième centre de détention pour accueillir ceux qui sont actuellement dans le pays.

Plus de 3 300 demandeurs d’asile et migrants sont actuellement incarcérés dans le centre de détention Holot dans le sud d’Israël, où les détenus sont tenus de s’enregistrer au cours de la matinée et le soir. Mais ils sont libres de sortir du centre pendant la journée.

« Le centre de détention Holot ne suffit pas et nous aurons besoin de construire une autre grande installation », a affirmé Deri lors d’une réunion de la commission des Affaires intérieures de la Knesset. « Je préfère ne pas en arriver là et de travailler pour maximiser les accords signés avec d’autres pays ».

En août, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de libérer les migrants clandestins détenus pendant plus d’un an sur le site. Cette décision a affecté 1 178 demandeurs d’asile.

Les chiffres officiels montrent que quelque 47 000 immigrants illégaux sont en Israël, la quasi-totalité viennent d’Erythrée et du Soudan. La plupart de ceux qui ne sont pas détenus vivent dans des zones pauvres dans le sud de Tel-Aviv, où il y a eu plusieurs manifestations pour protester contre leur présence.

Depuis 2006, Israël connaît des difficultés pour établir et mettre en œuvre un cadre juridique clair pour faire face à l’afflux important des migrants, ce qui entraîne régulièrement la mise en place de politiques ad hoc confuses et souvent contradictoires sur l’immigration.

La grande majorité des migrants africains vivant en Israël et demandent le statut de demandeur d’asile mais l’État n’a reconnu que moins de 1 % des demandeurs d’asile et, depuis 2009, moins de 0,15 % – le taux le plus bas dans le monde occidental.