Les localités et les communautés agricoles israéliennes jouxtant la bande de Gaza vont se faire un relooking vert grâce à un vaste projet de plantation d’arbres. Ce relooking n’a pas pour but d’embellir leur environnement mais plutôt de les camoufler des tirs de roquettes du Hamas lors d’un éventuel prochain conflit.
Menée par l’armée israélienne et le Fonds National Juif (FNJ), l’initiative d’un montant de 13 millions de shekels (3 millions d’euros), va boiser les zones les plus durement touchées par des tirs de missiles tirés depuis l’enclave côtière palestinienne pendant la guerre de 50 jours de l’été dernier.

Les kibboutzim, les routes d’accès et la ligne de chemin de fer Sderot-Tel-Aviv seront dissimulés par des milliers d’arbres qui seront importés et plantés.

Les communautés à la frontière de Gaza ont été des cibles commodes pour le Hamas et les autres groupes terroristes pendant le conflit. Ils ont également servi de points de repère qui ont permis aux tireurs de missiles de calculer les distances, les portées et les orientations pour leurs tirs de roquettes.

Le projet vise à répondre à ces préoccupations en dissimulant les maisons, les routes et les caractéristiques géographiques, les rendant plus difficiles à identifier depuis Gaza.

Les plans pour la campagne de boisement existaient déja avant l’opération Bordure protectrice de cet été. Depuis lors, la portée de l’initiative a été élargie et de nouvelles zones ont été ajoutées. Maintenant que les infrastructures d’irrigation et de tuyauterie ont été posées ces derniers mois, de jeunes arbres et des arbres arrivés à maturité vont pourvoir être plantés dans la zone.

« L’initiative de sécurité [basée sur] la plantation d’arbres est passée à la vitesse supérieure grâce à une manifestation de solidarité entre les communautés », a raconté lundi au site Ynet Alon Shuster, le chef du Conseil régional de Shaar Hanegev .

« Les arbres matures qui ont été déracinés de Kfar Aza, en raison de la croissance démographique, ont été replantés à Nahal Oz, une commune limitrophe. C’est un exemple de responsabilité mutuelle », a déclaré Shuster, faisant référence à deux kibboutzim situés respectivement à un kilomètre et deux kilomètres de la frontière avec Gaza.