Les archéologues qui excavent Ir David à Jérusalem ont découvert un nom associé à deux rois Hasmonéens gravé dans un fragment de bol en pierre qui date d’il y a 2 100 ans.

Hyrcan, un nom grec adopté par les juifs durant la période helléniste, et nom de deux rois Hasmonéens, a été gravé en lettre carrées hébraïque sur le coté d’un bol en calcaire.

C’est durant les fouilles de l’an dernier que cette découverte a eu lieu. Elle a été annoncée par l’Autorité israélienne des antiquités (IAA), pour coïncider avec la fête de Hanoukka, qui commence samedi soir. L’IAA a attendu un an avant d’annoncer cette découverte, le temps que les chercheurs puissent examiner l’artefact.

« Le bol qui a été découvert est l’une des premières occurrences d’objet en roche calcaire à Jérusalem. Ces ustensiles étaient utilisés par les juifs parce que ce matériau ne peut pas devenir rituellement impur, » ont déclaré dans un communiqué les chercheurs Doron Ben-Ami de l’IAA et Esther Eshel de l’université de Bar Ilan.

La dynastie des Hasmonéens, descendants des Macchabées du récit de Hanoukka, ont régné sur le pays indépendant durant un siècle. Deux monarques s’appelaient Hyrcan, mais l’origine exacte du nom n’est pas claire.

Jacob Neusner a suggéré dans son ouvrage « A History of the Jews in Babylonia » qu’il s’agissait d’une désignation des juifs en Judée dont la famille avait des origines dans la région de l’Hyrcanie, en Perse.

On ne sait pas exactement pourquoi Jean Hyrcan, qui a régné sur la Judée et officiait comme grand-prêtre au temple Jérusalem de 134 à 104 avant l’ère commune, portait ce nom. Le nom figure également dans le Livre des Macchabées, qui fait mention d’un certain Hyrcan fils de Tobias, « un homme d’une grande dignité ».

Les chercheurs ont déclaré que le non Hyrcan était « très commun » durant les premier et deuxième siècles avant l’ère commune, ce qui ne permet pas de présumer de l’identification des deux rois Hasmonéens porteurs du nom. De plus, les pièces frappées par ces rois font habituellement référence au « grand-prêtre et chef du conseil des juifs », sans le nom Hyrcan.

Vestiges de la citadelle Accra et de la tour à Ir David, Jérusalem. (Crédit : Assaf Peretz/Israel Antiquities Authority)

Vestiges de la citadelle Accra et de la tour à Ir David, Jérusalem. (Crédit : Assaf Peretz/Israel Antiquities Authority)

Le bol a été découvert durant des excavations d’un complexe de bains rituels qui remontent à la période helléniste, par la Fondation de la Ville de David.

Le fragment a été trouvé à un jet de pierre des vestiges de fortification qui semblerait avoir été utilisé par l’armée d’Antiochus IV Épiphane, roi grec séleucide, pour assiéger la ville en 168 avant l’ère commune.

La découverte de ces inscriptions a eu lieu deux jours après que la Tour de David a annoncé avoir trouvé, durant des travaux d’entretien sur le monument historique, une pièce frappée à l’effigie d’Antiochus IV, le roi vilipendé dans le récit de Hanoukka.

Le dos d'une pièce en cuivre de l'époque séleucide trouvée dans la Tour de David, qui date du règne d'Antiochus IV Épiphane, le roi du récit de hanoukka. (Crédit : Musée de la Tour de David)

Le dos d’une pièce en cuivre de l’époque séleucide trouvée dans la Tour de David, qui date du règne d’Antiochus IV Épiphane, le roi du récit de hanoukka. (Crédit : Musée de la Tour de David)