Une enquête a été ouverte suite sur la découverte de balles devant une synagogue dans l’ouest de la France.

La police, qui considère qu’il s’agit d’un acte raciste, a été appelée à deux reprises au cours des trois dernières semaines, à la synagogue du Havre, située dans le quartier Saint-Joseph, selon Paris-Normandie.

La première série de balles a été découverte devant le bâtiment le 28 novembre. Une seconde a été déposée dans la boite aux lettres, et découverte le 2 décembre, selon le journal.

« La première découverte a eu lieu lundi 28 novembre. Ce sont des policiers municipaux qui ont vu les projectiles, déclare un membre de la communauté juive à Paris-Normandie. La seconde découverte a eu lieu vendredi 2 décembre: il y avait deux balles dans la boîte aux lettres, et six ou sept autres au sol devant la porte d’entrée. »

« Cela peut être rien du tout, l’œuvre de mauvais plaisantins, comme cela peut être plus costaud. Vu la période, rien ne doit être laissé au hasard », confie une source judiciaire contacté par le journal.

Le gouvernement français a déployé environ 12 000 policiers et militaires autour des synagogues et des autres lieux communautaires juifs.

Ils en assurent la protection constante durant les heures d’activité, et certains lieux bénéficient d’une protection statique permanente.

Le Conseil des ministres français a adopté samedi un projet de loi prolongeant l’état d’urgence en vigueur depuis les attentats meurtriers du 13 novembre 2015 à Paris jusqu’au 15 juillet 2017, après les élections présidentielle et législatives.

Le gouvernement va « demander au Parlement de reconduire l’état d’urgence pour sept mois supplémentaires, jusqu’au 15 juillet précisément », a déclaré le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, à l’issue de ce Conseil qui se tenait exceptionnellement un samedi.

Les deux tours de l’élection présidentielle se tiendront le 23 avril et le 7 mai 2017 et les législatives les 11 et 18 juin.

« Cette période de campagne électorale, qui sera naturellement marquée par de nombreuses réunions publiques et rassemblements, peut aussi constituer malheureusement un contexte de risque d’attentat accru », a mis en garde l’ancien ministre de l’Intérieur, qui occupe le poste de Premier ministre depuis mardi, après la démission de Manuel Valls.

« Deuxièmement, en plaçant la date d’échéance au-delà des élections, nous permettons au président de la République et au Parlement qui seront issus des prochaines élections d’avoir le temps nécessaire pour apprécier la situation, avant de se prononcer sur une éventuelle prolongation supplémentaire », a-t-il poursuivi.

Le texte devait être débattu mardi à l’Assemblée et jeudi au Sénat. L’état d’urgence, décrété par M. Hollande le 13 novembre 2015 après les attentats qui avaient fait 130 morts à Paris et en région parisienne, a été prolongé depuis à quatre reprise. La dernière fois après l’attentat du 14 juillet à Nice (86 morts).