Des centaines de futurs immigrants en Israël se sont réunis dans l’une des plus grandes synagogues de la capitale française pour une cérémonie d’adieu célébrant leur départ.

Quelque 700 personnes ont assisté à la cérémonie mercredi à la synagogue de Tournelles, qui a commencé par un moment de silence à la mémoire de Naftali Fraenkel, Eyal Yifrach et Gil-aad Shaar, les adolescents israéliens dont les corps ont été découverts lundi près de Hébron. Ils ont été enlevés et tués le 12 juin.

Le taux d’immigration de France en Israël atteint des records. Selon les responsables de l’Agence juive, ce phénomène résulte d’un fort attachement émotionnel de la communauté avec l’Etat juif, de la recrudescence de l’antisémitisme et d’une économie stagnante en France.

Beaucoup de nouveaux immigrants mentionnent l’antisémitisme, qui a augmenté depuis le déclenchement de la deuxième Intifada palestinienne au début des années 2000.

« Quand j’étais enfant, je pouvais quitter la maison avec ma kippa sur la tête », confie l’un des futurs olim, Lionel Bresso, qui prévoit de s’installer à Netanya. « Maintenant, je porte une casquette de baseball et ma fille ne quitte la maison que pour se rendre à l’école. Je ne veux pas qu’elle grandisse ainsi. »

Le président de l’Agence Juive Natan Sharansky et sa femme, Avital, participaient à la cérémonie, ainsi que la ministre israélienne de l’Immigration Sofa Landver et Haim Korsia, le Grand Rabbin de France nouvellement élu.

Au cours de son allocution, Landver a annoncé que grâce aux nouvelles mesures promises adoptées le mois dernier, la plupart des diplômes professionnels français – en particulier dans les domaines paramédicaux comme l’optométrie et la physiothérapie – sont automatiquement reconnus en Israël, une nouvelle bénéfique pour de nombreux hésitants.

« Si vous étiez compétents dans votre travail ici, vous serez excellents en Israël », a-t-elle affirmé. « Nous voulons vous voir revenir à la maison, notre maison. »

En 2013, l’immigration de la France a franchi le cap des 3 000 personnes – soit une augmentation de 31 %par rapport à la moyenne annuelle des nouveaux arrivants de France de 1999 à 2012, un niveau atteint seulement quatre fois par le passé.