Des « clowns médicaux » israéliens viennent au secours des enfants traumatisés par le tremblement de terre au Népal, tentant de les aider à surmonter par le rire leur souffrance psychologique.

A l’hôpital de campagne des forces de défense israéliennes à Katmandou, cinq clowns du « Dream Doctors Project » font des bulles de savon et dansent devant des enfants, pour beaucoup la tête bandée et les membres fracturés, qui se mettent à rire.

« Le but est de jouer avec les enfants, de leur donner de la joie et de rompre avec la peur et le stress », dit « Dush », l’un des clowns.

L’équipe des « Dream Doctors » est au Népal pour neuf jours afin de soutenir les enfants traumatisés, mais aussi certains adultes, par le séisme de magnitude 7,8 du 25 avril qui a tué 7 600 personnes.

Les clowns transforment des ballons en animaux, surprennent les enfants avec des fleurs, distribuent des jouets et jouent avec des enfants ravis que leurs parents regardent en souriant.

« Nous allons sous la tente, nous faisons un peu de bazar mais les médecins et infirmières sont au courant. Il y a une sorte de coopération entre les clowns et les équipes médicales qui savent que nous pouvons les aider à communiquer avec les enfants », dit Dush.

Dream Doctors a été créé en 2002 et intervient dans 20 hôpitaux en Israël qui travaillent dans différents services comme les soins intensifs ou la rééducation. Les clowns sont des artistes ayant reçu une formation médicale et infirmière.

Outre leur intervention dans cet hôpital de campagne à Katmandou, ils se rendent dans des communautés qui ont été très touchées par le séisme.

« Le but de leur visite est d’alléger le traumatisme et de réduire la souffrance et l’anxiété de ces enfants et adultes grâce à leurs compétences de clowns », explique l’ambassade d’Israël dans un communiqué.

Dans la section pédiatrique de cet hôpital de campagne, une journaliste de l’AFP a vu une fillette, la jambe dans le plâtre, applaudir et sourire devant le clown.

Mais certains semblent trop marqués par le séisme, le pire qu’a connu le Népal depuis 80 ans. Deux garçons couverts de bandage, dont l’un est resté coincé cinq jours dans sa maison, regardaient ainsi passivement les interventions.