Des cousins réunis en Israël, persuadés que leurs familles avaient péri durant la Shoah
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Des cousins réunis en Israël, persuadés que leurs familles avaient péri durant la Shoah

Deux fratries juives polonaises se sont rencontrées à Jérusalem grâce à un témoignage de la base de données de Yad Vashem, jusqu’alors inconnu

Fania Blakay, à gauchce, enlace sa cousine Henia Moskowitz après leur première rencontre à Yad Vashem à Jerusalem, le 13 décembre 2016. (Crédit : Yad Vashem).
Fania Blakay, à gauchce, enlace sa cousine Henia Moskowitz après leur première rencontre à Yad Vashem à Jerusalem, le 13 décembre 2016. (Crédit : Yad Vashem).

Deux fratries polonaises, chacune persuadée que la totalité de leurs familles avaient péri durant la Shoah, se sont rencontrées pour la première fois à Yad Vashem, le musée de l’Holocauste à Jérusalem.

Cette histoire a commencé au début de l’année quand Fania Blakay a retrouvé un témoignage à propos de son père dans la base de données de Yad Vashem. Ce témoignage avait été rempli par le beau-frère de son père, qu’elle pensait décédé.

Le beau-frère en question avait en réalité survécu à la Shoah et immigré avec sa femme et ses filles en Israël. Ces dernières, les cousines de Blakay, vivent en Israël.

Mardi, Blakay et son frère Gennadi Band, qui vivent tous les deux également en Israël, ont rencontré pour la premières fois leurs cousines germaines, Henia Moskowitz et Rywka Patchnik.

« Je suis très émue et très heureuse », a déclaré Blakay. « Mon père a toujours cherché des membres de sa famille et rêvait d’en trouver. Il était seul. Mais aujourd’hui, grâce à cette rencontre, son rêve est devenu réalité. »

Des cousins germains, persuadés que leurs familles avaient péri durant la Shoah, se rencontrent pour la première fois à Yad Vashem, Jérusalem, le 13 décembre 2016. (Crédit : Yad Vashem)
Des cousins germains, persuadés que leurs familles avaient péri durant la Shoah, se rencontrent pour la première fois à Yad Vashem, Jérusalem, le 13 décembre 2016. (Crédit : Yad Vashem)

Moskowitz a raconté que lorsqu’elle a reçu l’appel de Yad Vashem, elle n’y a pas réellement cru.

« Au début, je pensais à une erreur. Mais aujourd’hui quand nous nous sommes rencontrés, j’ai senti une connexion au premier regard, ma famille a grandi d’un coup », rapporte Moskowitz. « Grâce à Yad Vashem, nous avons découvert que nous n’étions pas seuls. »

Bien que la famille soit originaire de Varsovie, il s’est avéré que les cousins, tous nés entre 1924 et 1942, et leurs parents, s’étaient enfuis vers l’Union soviétique pendant la guerre.

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