Des croix gammées ont été découvertes le week-end dernier à l’université de Stanford, pour la deuxième fois en moins d’un mois.

« Plusieurs » croix gammées ont été retrouvées sur des bâtiments de la résidence étudiante de l’université, surnommée Escondido Village, a annoncé le Stanford Daily.

Le département de la sécurité intérieure de l’université travaille sur cette affaire en coopération avec la police de Palo Alto, mais n’a pas encore nommé de suspects, a annoncé le journal étudiant.

Fin décembre, pendant les vacances d’hiver de l’université, des croix gammées dont les branches étaient inversées ont été dessinées sur des bâtiments du campus et dans Palo Alto, la ville où est située l’université. Elles étaient accompagnées de phrases comme « aucun juif autorisé », avait annoncé ce mois-ci le Mercury News.

Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)

Université de Stanford. (Crédit : Kazuhisa Otsubo/CC BY 2.0/Flickr)

« Les symboles ne sont pas techniquement des croix gammées », avait déclaré Laura Wilson, la chef de la police de Stanford, dans un communiqué publié début janvier.

« Cependant, en raison de la ressemblance des symboles avec une croix gammée et de la perception des témoins, les symboles étaient conçus pour représenter un objet communément associé à la violence raciste, la police enquête sur ces vandalismes comme sur un possible crime de haine. »

La semaine dernière, des imprimantes des bureaux du campus de Stanford ont imprimé des tracts antisémites après un piratage présumé. Ce ne serait pas lié aux croix gammées découvertes le week-end dernier.

Pendant son discours sur les « questions sur l’immigration » du 26 janvier, le président de l’université de Stanford, Marc Tessier-Lavigne, a abordé le sujet.

« Je peux dire qu’en plus de notre communauté juive, nous savons que toutes les autres communautés de Stanford se sentent très concernées et très vulnérables », a déclaré Tessier-Lavigne.

« C’est un moment où nous devons à nouveau réaffirmer nos valeurs. Nous attachons de la valeur à la liberté d’expression, mais ces actes de haine sont inadmissibles ici. Tous les membres de notre communauté sont ici, à Stanford, à leur place, et nous sommes ici pour les soutenir », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que « nous continuerons à surveiller très étroitement ce sujet, bien évidemment. »