Des émigrés africains se sont rassemblés jeudi devant le bureau pour les réfugiés des Nations unies à Tel Aviv. Ils demandaient à l’organisation internationale d’intervenir dans leur campagne pour une reconnaissance de leur statut de réfugiés par l’Etat d’Israël.

La manifestation faisait partie de la campagne lancée en janvier par les émigrés lors de laquelle des milliers d’africains avaient manifesté à Tel Aviv et devant la Knesset à Jérusalem.

La série de manifestations des émigrés, le mois dernier, a eu une portée sans précédent et a réuni des milliers de manifestants devant les ambassades à Tel Aviv pour demander l’assistance de la communauté internationale.

Une des manifestations organisées avait rassemblé environ 10 000 personnes, dont la plupart étaient venus en bus de Tel Aviv, au parc Wohl Rose en face de la Knesset.

Les émigrés, pour la plupart des demandeurs d’asile d’Érythrée et du Soudan, demandent le statut officiel de réfugiés et s’opposent à la politique du gouvernement qui maintiennent certains émigrés, pour de longues périodes dans le nouveau centre de détention Holot, dans le Néguev.

Le gouvernement a cependant annoncé qu’il n’a pas l’intention de changer sa politique envers les émigrés et insiste sur le fait que la plupart sont venus en Israël pour chercher du travail et non l’asile.

Le mois dernier, l’agence des réfugiés de l’ONU a averti que le nouveau règlement d’Israël, qui autorise la détention à durée indéterminée des demandeurs d’asile, est peut-être en violation avec la loi internationale.

La législation votée à la Knesset en décembre 2013, autorise l’incarcération des émigrés illégaux arrivés après juin 2013 pour une période d’un an sans procès et leur détention sans limite de temps, dans un centre situé au sud d’Israël.

A la suite du vote de cette loi, la Cour Suprême l’avait jugé anticonstitutionnelle, ce qui avait incité la création d’une nouvelle loi.