Des agences gouvernementales ont démoli mardi 11 maisons illégales en lisière de Qalansawe, une ville arabe de la région du Triangle, dans le centre d’Israël.

Pour manifester son désaccord, le maire de la ville a démissionné et les dirigeants arabes israéliens ont annoncé une grève nationale d’une journée mercredi, où les écoles, les autorités locales et les commerces devraient rester fermés.

L’unité nationale du ministère des Finances pour l’application des lois de la planification et de la construction, accompagnée de centaines de policiers et de personnels sécuritaires, a fait tomber les bâtiments, construit sans permis.

Le maire de la ville, Abed el Basat Salame, a démissionné après la destruction et les habitants ont été scandalisés. Le Haut comité de suivi pour les citoyens arabes d’Israël a déclaré une grève du secteur arabe mercredi en réponse aux démolitions.

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan pendant une conférence sur le renforcement de la relation entre le peuple juif et le mont du Temple, à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan pendant une conférence sur le renforcement de la relation entre le peuple juif et le mont du Temple, à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure, a salué la démolition des bâtiments en construction dans la ville arabe. « Je félicite les forces de police pour la destruction de bâtiments illégaux, a-t-il déclaré sur Twitter. L’opération de Qalansawe montre une application égalitaire de la loi, comme cela doit être. »

Le ministère des Finances, qui a approuvé les démolitions, a déclaré dans un communiqué que les constructions avaient lieu sur un terrain situé en-dehors des plans approuvés de Qalansawe, dans une zone agricole. « Les bâtiments en étaient à différentes étapes de construction, aucun n’était habité », a-t-il déclaré.

« C’est un crime sans précédent et une déclaration de guerre contre les habitants de Qalansawe et la population arabe », a déclaré la Liste arabe unie dans un communiqué.

« Les maisons étaient en train de recevoir une autorisation, le gouvernement s’est dépêché d’agir afin d’exposer son argument », ont ajouté les élus.

Des députés de la Liste arabe unie venus assister à la démolition de maisons en construction dans la ville arabe de Qalansawe, le 10 janvier 2017. (Crédit : Liste arabe unie)

Des députés de la Liste arabe unie venus assister à la démolition de maisons en construction dans la ville arabe de Qalansawe, le 10 janvier 2017. (Crédit : Liste arabe unie)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment promis de sévir contre les constructions arabes illégales, après que la Haute cour de justice a ordonné la démolition de l’avant-poste illégal d’Amona. Il avait affirmé que les lois seraient appliquées de la même manière en Israël.

La liste arabe unie a également affirmé que ces démolitions avaient pour objectif de détourner l’attention des enquêtes dont fait actuellement l’objet Netanyahu.

« Il est certain que les démolitions de maison dans la communauté arabe sont dues au vol de terrain à Amona », ont ajouté les élus de la Liste arabe unie, « et à cause de la crise du Premier ministre et de la droite. Au fur et à mesure que l’enquête [contre Netanyahu] prendra de l’ampleur, le nombre de démolitions en fera de même. »

Le parti a également affirmé que le gouvernement ne considérait jamais la communauté arabe, entraînant une absence de permis de construire dans les villages arabes.

Des députés de la Liste arabe unie venus assister à la démolition de maisons en construction dans la ville arabe de Qalansawe, le 10 janvier 2017. (Crédit : Liste arabe unie)

Des députés de la Liste arabe unie venus assister à la démolition de maisons en construction dans la ville arabe de Qalansawe, le 10 janvier 2017. (Crédit : Liste arabe unie)