Des députés de droite de la Knesset ont ouvertement critiqué le secrétaire d’État américain, John Kerry, ce samedi 1er février. En effet ce dernier a déclaré que si les pourparlers de paix échouaient, il y aurait de grands risques pour que les boycotts à l’encontre d’Israël augmentent et une forte probabilité qu’Israël soit confronté à un isolement de lapart de la communauté internationale.

S’exprimant depuis le Conseil sur la sécurité à Munich, John Kerry a déclaré que si un accord de paix n’était pas atteint, l’avenir d’Israël serait compromis.

En réponse, le ministre de l’Économie et dirigeant du parti HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, a accusé John Kerry de faire de la provocation et d’être « le porte-parole » des éléments antisémites qui tentent de boycotter Israël.

À John Kerry et « tous les conseillers », M. Bennett a écrit sur sa page Facebook que « le peuple juif est plus fort que ce qui le menace. » Il a ajouté que les juifs ne « céderaient pas leur terre » en raison des pressions économiques.

« Seule la sécurité apportera la stabilité économique, pas un état terroriste situé non loin de l’aéroport Ben Gurion. Nous attendons de nos amis du monde entier qu’ils se tiennent à nos côtés face aux tentatives antisémites de boycott d’Israël et de ne pas être leurs porte-paroles, » a ajouté M. Bennett.

« Dans tous les cas, nous avons su rester fort dans le passé et nous le sommes aussi maintenant, » a-t-il conclu.

Le ministre du Logement, Uri Ariel (HaBayit HaYehudi), a aussi rapidement répondu aux commentaires de John Kerry.

« Kerry a dit aujourd’hui que la prospérité économique et la sécurité d’Israël sont une illusion, et que si les pourparlers de paix échouent, Israël sera boycotté. Mais la vérité est que les seules illusions sont, en réalité, les slogans de paix que Kerry essaye de vendre à Israël.» a écrit Uri Ariel sur le réseau social Facebook.

Pendant ce temps, la député du Likoud Tzipi Hotovely, a qualifié « les menaces [de Kerry] d’un boycott sans précédent », comme une manière « d’intimider Israël pour faire un effort afin d’imposer un accord dangereux et contraires aux positions israéliennes. »  Un tel accord, « compromettrait la sécurité d’Israël, » et serait « pire qu’un boycott économique. » Rappelant qu’Israël a subi sa pire crise économique pendant « l’ère d’Oslo. »

Ofir Akunis, député et speaker du Likoud à la Knesset, a aussi fustigé les remarques de Kerry – représentatives de « la politique agressive de Washington vis-à-vis d’Israël. » Il ajoute : « nous étions là avant Kerry, nous le serons aussi après son départ. »