De hauts responsables de la sécurité et des membres de la Knesset ont demandé au gouvernement de valider une nouvelle augmentation, en plus de celle déjà votée en décembre, du budget de la Défense, arguant qu’un manque de ressources pourrait nuire à la sécurité d’Israël.

Le budget 2014 a été approuvé mardi 4 février, par un comité mixte réunissant le Comité des Finances, le Comité des Affaires Etrangères et de la Défense.

Les membres participants au vote ont enjoint le gouvernement de trouver des sources de financements supplémentaires et d’ajouter 750 millions de shekels (157 millions d’euros) au budget.

En décembre, le Comité des Finances a validé une augmentation de 3,27 milliards de shekels (684 millions d’euros). Mais les responsables de la sécurité affirment que celle-ci n’est pas suffisante afin d’éviter des coupes dans les programmes de formation.

Le president du Comité des Affaires Etrangères et de la Défense Tzachi Hanegbi (Likoud-Yisrael Beitenu) a déclaré que « la réduction drastique qui est prévue dans les programmes de formation – à la fois pour les [forces] militaires actives et pour les soldats réservistes – peut se révéler être un pari risqué sur l’avenir. »

Tzachi Hanegbi (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Tzachi Hanegbi (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

« Il est du devoir du gouvernement de combler, au cours de l’année prochaine, le fossé critique qui s’est formé », a-t-il ajouté.

Le Ministre de la Défense Moshe Yaalon et le chef d’état-major de l’armée israélienne Benny Gantz, tous deux présents lors du vote du budget, ont fait écho aux propos de Tzachi Hanegbi.

Yaalon a reconnu que le budget 2014 présentait de nombreux défis et qu’il faudrait faire des compromis en raison de restrictions budgétaires, mais il a assuré que les programmes de formation ne seraient pas affectés.

Quant à Benny Gantz, il a insisté sur l’aspect essentiel de financements supplémentaires. « Nous devons nous assurer que l’armée est, à tout moment, à son niveau de vigilance maximal », a-t-il affirmé.

En mai dernier, le gouvernement a fixé le budget militaire à 51 milliards de shekels (10,7 milliards d’euros). L’armée a subi des coupes de 3 milliards de shekels pour son budget 2014.

Les responsables ont affirmé que les réductions s’élèveraient en réalité à 7,4 milliards de shekels (1,5 milliard d’euros) pour des raisons qui échappent au contrôle de l’armée, comme des factures d’électricité plus importantes, des versements pour les soldats blessés ou encore des pensions supplémentaires pour les soldats de carrière suite à la hausse de l’âge de la retraite.