Un nouveau groupe djihadiste a revendiqué des attaques contre la police dans le nord de l’Egypte, une escalade dans les actions de représailles qui secouent le pays depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi.

Ansar al-Chariaa, un nom utilisé par des groupes liés à Al-Qaïda dans d’autres pays, a récemment annoncé sa formation en Egypte, et publié lundi un communiqué dans lequel il revendique avoir visé 28 membres des forces de sécurité, les accusant d’être des « traîtres ».

Depuis l’éviction de M. Morsi, arrêté par l’armée en juillet, des insurgés basés dans le Sinaï multiplient les attaques contre soldats et policiers, en tuant plus de 200.

Les attentats, initialement cantonnés à la péninsule désertique, ont ensuite gagné la région du Delta du Nil et Le Caire, secouées par des attentats à la voiture piégée et des attaques à l’arme automatique.

Le communiqué, mis en ligne sur Facebook et relayé par des forums djihadistes, affirme que les attaques menées dans le Delta ces derniers mois l’ont été en représailles aux abus contre « nos sœurs », une possible référence aux femmes actuellement emprisonnées dans le cadre de la vague de répression contre les partisans islamistes de M. Morsi.

La plupart des attaques ont eu lieu dans le gouvernorat de Charquiya, dans le Delta du Nil, où de nombreux policiers ont été abattus par balles depuis janvier.

Le communiqué ne pouvait être authentifié dans l’immédiat.

Depuis huit mois, un groupe djihadiste revendique les attaques les plus spectaculaire. Il s’agit d’Ansar Beit al-Maqdess, un mouvement qui dit s’inspirer d’Al-Qaïda, basé dans le Sinaï et qui serait dirigé par des bédouins de la région.

Ansar Beit al-Maqdess a notamment revendiqué l’explosion d’un siège de la police au Caire ainsi que la chute d’un hélicoptère militaire, abattu par un de ses missiles.