Des étudiants arabes de l’université hébraïque de Jérusalem ont protesté contre la présence israélienne sur le plateau du Golan mercredi lors d’une manifestation où les personnes rassemblées ont également réclamé l’expulsion des « sionistes » du pays.

« Les Sionistes, dehors. Ma terre [doit être] arabe et libre. Il n’y a pas de solution, pas de solution autre que de se débarrasser de l’occupant », ont dit les étudiants, selon une séquence obtenue par la Deuxième chaîne.

« Shahid [martyr], reste calme, nous continuerons la lutte », ont également scandé les manifestants pendant ce rassemblement organisé sur le mont Scopus, qui était organisé par la branche universitaire du parti communiste Hadash.

« Depuis Jérusalem au Golan, une nation ne sera pas affaiblie », ont-ils crié, brandissant des drapeaux palestiniens. « La Palestine est arabe et le Golan est syrien ».

Une plainte au sujet des slogans a été plus tard déposée auprès de la police pour incitations à la violence, a fait savoir le reportage.

Au mois de mai, des étudiants arabes de l’Université hébraïque de Jérusalem s’étaient rassemblés en solidarité avec les prisonniers sécuritaires palestiniens en grève de la faim. Des photos de terroristes condamnés avaient été brandies et un appel à un soulèvement de type « intifada » contre Israël ainsi qu’à l’expulsion des sionistes avait été lancé, avait rapporté la Deuxième chaîne à l’époque.

Ce rassemblement avait été défendu par la faculté, qui avait expliqué que la manifestation avait été organisée conformément à son règlement interne et qu’il ne contrevenait pas à la loi israélienne.

Lors du rassemblement du mois de mai, qui avait été aussi organisé par la branche universitaire du parti communiste Hadash, les étudiants avaient crié : « Intifada et victoire ! De Jérusalem à Ashkelon ! » et « Exil ! Nous ne voulons pas des sionistes ».

Certains étudiants avaient brandi une photo d’Ihrima Majdi Al Rimawi, condamné dans l’assassinat en 2001 du ministre du Tourisme Rehavam Zeevi à Jérusalem, a expliqué le reportage.

Un gardien de la sécurité avait retenu des militants du groupe de droite Im Tirzu qui avait tenté d’organiser une contre-manifestation, disant qu’il n’avait pas obtenu une autorisation préalable pour le faire.

Une déclaration faite à la Deuxième chaîne par l’Université au mois de mai avait appuyé les manifestations de Hadash et critiqué les activistes de droite pour avoir tenté de s’opposer à elles.

Au début du mois de mai, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et des politiciens avaient critiqué l’université hébraïque suite à des informations qui avaient établi que l’hymne national ne serait pas chanté lors d’une cérémonie de remise des diplômes afin de ne pas offenser les étudiants arabes.

La radio militaire avait fait savoir qu’elle avait obtenu un enregistrement d’un étudiant qui mettait en doute la décision de ne pas chanter l’Hatikva durant la cérémonie organisée sur le campus du mont Scopus, et auquel un employé avait répondu que c’était par « considération pour l’autre partie » – une référence apparente aux étudiants arabes.

L’université avait fait savoir que cette remise des diplômes « était organisée de la même manière depuis des années » et qu’il n’y avait eu aucune nouvelle décision visant à « abandonner » l’hymne. Elle avait fait savoir que l’hymne national est toujours joué lors des cérémonies de l’université et que le président de l’établissement l’avait clairement établi auprès du ministre de l’Education.