Des membres locaux issus des Etudiants pour la Justice en Palestine et de l’Association des Etudiants musulmans auraient organisé une grève durant la réunion générale semi-annuelle du Syndicat des Etudiants de Ryerson (RSU) au début du mois plutôt que de participer au vote.

La rencontre n’a pas rassemblé son quorum, selon Bnai Brith Canada. La résolution, qui a été soumise par un membre du groupe des Etudiants juifs Hillel de Ryerson, a appelé le syndicat universitaire à offrir des programmes d’enseignement annuels portant sur l’Holocauste pour souligner « la valeur du pluralisme et l’acceptation de la diversité ». Il n’a été fait aucune mention d’Israël.

Les membres de StandWithUs, une organisation à but non-lucratif pro-israélienne active sur les campus universitaires à travers toute l’Amérique du Nord, ont prôné l’adoption de cette résolution, pensant qu’elle favorisera la création d’une atmosphère plus inclusive sur les campus.

“Je suis très heureux que le RSU ait pris la bonne décision”, a estimé Tamar Lyons de l’organisation StandWithUs Canada à la Ryerson University dans un communiqué émis par l’organisation.

“C’est la seconde année où les étudiants juifs peuvent se sentir plus en sécurité et inclus sur les campus. Je suis excité que mon syndicat étudiant reconnaisse l’importance de l’enseignement portant sur l’Holocauste et je ne pourrais pas m’en sentir plus fière”, a expliqué Rebecca Katzman, présidente de l’association étudiante de soutien à Israël à l’université de de Ryerson et membre du programme Emerson Fellow de StandWithUs.

Le syndicat étudiant de la Ryerson University avait voté favorablement à un ralliement au mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) contre Israël en avril 2014. La résolution interdit au groupe étudiant d’entretenir des liens avec des entreprises faisant du commerce en Israël, parmi lesquelles Home Depot, Costco and Sears et a fait supprimer l’houmous de Sabra des cafétérias du campus.

“Ce qui commence avec BDS ne se termine pas avec BDS”, a expliqué Amanda Hohmann, directrice nationale de la Ligue des droits de l’Homme Bnai Brith au début du mois. « Plus souvent ce que ce n’est habituellement le cas, BDS est simplement une porte d’entrée vers des formes plus flagrantes d’antisémitisme ».