Garer votre voiture sur la place du mur Occidental à Jérusalem est strictement interdit. Pourtant, il y a une certaine tolérance si vous êtes un cadre d’un grand constructeur mondial de voitures de sport. C’est ce que les visiteurs du lieu saint ont découvert vendredi matin quand ils ont vu 10 Ferrari garées en plein milieu de la place du lieu saint.

Ferrari, qui célébrait son 70e anniversaire, avait apparemment demandé la permission de faire venir ses voitures au mur Occidental pour un bref arrêt alors que les cadres visitaient la ville pour marquer l’événement. La Fondation Héritage du Mur Occidental, qui gère le site, avait approuvé la demande.

Certains ont admiré les véhicules exceptionnels, tandis que d’autres ont été ennuyés, pour ne pas dire outrés.
Un visiteur a déclaré au site internet Ynet que c’était « dégoûtant » et « scandaleux » que le lieu saint soit ainsi commercialisé.

Un autre a déclaré à la Dixième chaîne d’information qu’ « on ne comprend pas bien pourquoi nous avons besoin d’un tel événement dans l’une des villes les plus pauvres d’Israël ».

Le groupe libéral religieux Ne’emanei Torah Va’Avodah a dit que le mur n’était pas le lieu pour de « promotions commerciales ».

Le rabbin du mur Occidental Shmuel Rabinovitch a déclaré que l’événement était « un accord innocent pour permettre de garer les voitures pendant quelques minutes au petit matin ».

Il a souligné que les voitures n’étaient pas exposées mais simplement garées pendant quelques minutes alors que les cadres visitaient le site, et il a précisé qu’il n’y avait pas eu de paiement pour ce privilège.

David Azoulay, ministre des Affaires religieuses, en juin 2015. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

Le ministre des Services Religieux, David Azoulay a également fait part de son mécontentement aux administrateurs du site.

« Il n’y a pas de place pour ce genre d’expositions tape-à-l’œil sur le lieu saint, a déclaré Azoulay.

Il a ajouté que le ministère tiendrait une rencontre cette semaine avec toutes les autorités compétentes pour s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus ».