Des centaines de militants anti-racistes ont défilé à Athènes samedi afin de commémorer la mort d’un rappeur anti-fasciste, tué en 2013 par un membre du parti néonazi Aube dorée.

De brèves échauffourées ont éclaté à la fin de la manifestation, à proximité du siège du parti Aube dorée.

Des cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers anti-émeutes, qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes.

Le rappeur grec Pavlos Fyssas avait été poignardé en septembre 2013 dans une banlieue d’Athènes, à la sortie d’une cafétéria.

Sa mort avait choqué l’opinion et déclenché une vaste enquête sur les agissements du parti néo-nazi Aube dorée, qui n’a pour l’heure pas été sanctionné.

Des partisans du parti néonazi grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : AFP)

Des partisans du parti néonazi grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : AFP)

Au total, 69 membres et sympathisants d’Aube dorée répondent d’une trentaine de crimes et délits, dans ce procès entamé en 2013.

« Ce procès doit se finir et envoyer les néo-nazis en prison », a expliqué Petros Constantinou, un des manifestants d’Athènes.

L’accusation tente de prouver qu’Aube dorée agissait comme une organisation criminelle de type militaire, qui encourageait ces violences, voire les meurtres.

Panagiotis Fyssas, le père du rappeur a déclaré que son fils était attendu, le jour de son meurtre, par une soixantaine de membres d’Aube dorée à l’extérieur de la cafétéria où il a été poignardé et que des policiers qui étaient à proximité ne sont pas intervenus.

Le dirigeant du parti néonazi, Nikos Michaloliakos, tout comme d’autres hauts responsables de l’Aube dorée avaient été placés en détention au début de l’enquête avant d’être libérés.

Aube dorée est le troisième parti du pays derrière Syriza (gauche radicale) du Premier ministre Alexis Tsipras et Nouvelle démocratie (droite conservatrice).